L’enjeu collectif: Devez-vous autoriser votre stagiaire à arriver 30 minutes plus tard?

Toutes les organisations rencontrent des difficultés de recrutement et de rétention de collaborateurs. Pour résoudre cette difficulté, elles ont compris qu’il fallait s’adapter à leurs demandes, même si celles-ci sont parfois étranges. Mais s’adapter jusqu’où? Faut-il tout passer aux jeunes recrues? Rien n’est moins sûr, car c’est l’existence même du collectif qui est en jeu.

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Pourquoi croyons-nous des choses… vraies? Poser les bonnes questions pour comprendre le monde

La façon dont nous regardons le monde – via nos croyances – détermine les questions que nous posons, et les questions que nous posons ouvrent des perspectives ou, au contraire, en ferment, sur les grands sujets. Et sur nombre de ces sujets, nous nous trompons de question. Nous voulons lutter contre la pauvreté alors qu’il faut comprendre pourquoi il y a de la richesse, lutter contre le crime au lieu de comprendre pourquoi certains résistent à sa tentation, ou lutter contre les fake news au lieu de nous demander pourquoi certains les ignorent. L’épistémologie sociale – c’est-à-dire l’étude de phénomènes tels que la connaissance, la croyance et la compréhension dans la société – a donc besoin d’une inversion explicative: si nous voulons comprendre le monde et aborder les grands sujets de notre temps avec succès, il faut poser les bonnes questions.

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Défendre la flamme intérieure face à l’incertitude: Qui seront les vestales de votre organisation?

Les organisations sont fragilisées par l’incertitude d’un monde qui change profondément malgré parfois une identité forte, une flamme intérieure héritée de leur histoire, qui devrait leur fournir un ancrage. La raison est que cette flamme, si elle est souvent largement ressentie, n’est que rarement formulée explicitement et encore moins assumée. Elle n’est donc pas entretenue. Cet entretien revêt pourtant une importance stratégique.

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Innovation de rupture: Quelles conditions pour un véritable impact?

Comment ne pas rater une rupture? Comment au contraire en tirer parti? Près de trente ans après les travaux pionniers du chercheur Clayton Christensen, l’innovation de rupture continue de représenter un défi majeur pour les organisations. Derrière ces questions se pose celle de l’impact et du passage à l’échelle, tant il est vrai que si tout le monde expérimente ici ou là avec des ruptures, bien peu sont capables d’aller au-delà. Pour éviter les écueils, il faut d’abord bien en comprendre la nature.

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La (vraie) source du changement est rarement politique

Le monde change profondément, rapidement et dans toutes ses dimensions. Mais d’où vient ce changement? Quelle en est la cause? Pour beaucoup, la réponse est simple: le monde change grâce à l’action politique. De grands leaders se saisissent d’une question et agissent pour la résoudre. Pourtant, quand on examine l’Histoire et l’évolution du monde, une autre réalité émerge, celle d’un changement qui prend sa source dans le quotidien. Un changement qui n’est pas voulu et organisé par le politique, mais souvent seulement consacré – ou freiné – par lui.

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L’inquiétant message de France Stratégie sur la transformation climatique

La France a un problème avec l’innovation. Ce n’est pas nouveau. Notre pays est en train de rater la totalité des grandes révolutions technologiques qui changeront le monde ces prochaines années. Elle a également un problème avec le marché, mais là-dessus tout a été dit. Dans ce contexte de déclin, France Stratégie, l’ancien Commissariat au plan, pourrait être un aiguillon du réveil français, mais il n’en est rien. L’organisme reste enfermé dans un paquet de modèles mentaux obsolètes, comme l’illustre son dernier rapport sur la transformation climatique de l’économie française, au message inquiétant.

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L’innovation de rupture, facteur-clé de la démocratie

Nous pensons généralement que l’innovation, surtout technologique, est neutre socialement et politiquement, mais il n’en est rien. L’innovation de rupture, en particulier, est subversive, au sens où elle renverse l’ordre établi et les valeurs reçues. Elle est en cela un facteur-clé de la démocratie. Cette nature subversive explique à la fois pourquoi elle est importante et pourquoi elle fait l’objet d’une âpre résistance.

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Transformation: le mirage de la solution technique

Pourquoi tant de projets de transformation échouent-ils, ou ne donnent-ils que des résultats décevants, malgré souvent un investissement important, que ce soit en politique ou dans les organisations? L’une des raisons est que, face à une question complexe, nous sommes tentés d’apporter une solution technique. Ce-faisant, nous commettons une erreur sur la nature même de la transformation: celle-ci ne consiste pas à résoudre un problème, mais à faire évoluer un système social.

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Se distinguer ou se conformer, l’arbitrage difficile de l’innovateur… et du stratège

Ce qui détermine la réussite d’une innovation est rarement sa qualité intrinsèque, sa performance technique ou économique. Les cimetières sont remplis d’innovations « géniales » qui n’ont connu aucun succès. La réussite d’une innovation dépend plutôt de sa capacité à se conformer au cadre institutionnel existant pour se faire accepter. Mais comment rester différent si on se conforme? En arbitrant entre les deux. Cet exercice difficile détermine la réussite ou l’échec de l’innovateur. Un exemple historique d’arbitrage réussi est celui de Thomas Edison dans sa promotion de l’éclairage électrique face au gaz.

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Pourquoi votre entreprise n’est pas orientée client

L’orientation client fait partie de ces impératifs managériaux contemporains. En substance, il s’agit de s’organiser pour mettre au centre des préoccupations de l’organisation les besoins du client. Pourtant, beaucoup d’entreprises qui se prétendent « orientées clients » ne le sont pas en pratique, malgré une intention souvent sincère. La raison est que tout choix stratégique repose sur un arbitrage: si on favorise un axe, c’est aux dépens d’un autre. Mais cet arbitrage n’est en général ni assumé, ni même conscient. Il explique pourtant l’échec des meilleures stratégies.

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