Une petite minute: pourquoi la nouvelle pub de Super U pose question

Je regarde rarement la télévision, mais j’ai tort et je m’en suis rendu compte vendredi soir en tombant par hasard sur la publicité de Super U qui s’appelle une petite minute. Je l’ai trouvée remarquable. Comme toute bonne publicité, elle exploite avec habilité les modèles mentaux sociétaux, c’est à dire nos croyances profondes qui façonnent comment nous voyons le monde. Malheureusement les ressorts qu’elle exploite ainsi sont dangereux. Elle peut néanmoins être l’occasion d’une prise de conscience sur ce qu’il ne faut pas faire si on veut vraiment changer le monde.

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Effectuation, la logique des entrepreneurs: 20 ans après

Aujourd’hui s’ouvrent les secondes journées francophones de l’effectuation (JFE), qui vise à devenir le rassemblement de tous les acteurs de cette approche originale de l’entrepreneuriat. 20 ans après les premiers travaux de celle qui en est à l’origine, Saras Sarasvathy, c’est l’occasion de faire un point sur son développement théorique et pratique.

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Je fais ma part pour changer le monde: et si le colibri avait tort?

Face à la liste semble-t-il interminable des problèmes du monde, chacun est amené à se demander ce qu’il peut faire. Alors que nous discutions de l’effectuation avec un ami et que je défendais l’idée que pour changer le monde il vaut mieux viser petit, celui-ci me répondait: « Ah oui, c’est comme le colibri, je fais ma part! » En fait non, pas du tout, le colibri n’est pas du tout la bonne métaphore pour changer le monde.

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Identité et modèles mentaux d’une civilisation: l’exemple de la notion d’Occident

Les périodes de ruptures et d’incertitude comme celle que nous vivons actuellement amènent immanquablement à se poser la question de nos modèles mentaux, c’est à dire de nos croyances sur le monde, et au-delà, de notre identité: qui sommes-nous? Comment nous définissons-nous? C’est vrai pour les individus et pour les organisations, mais c’est également vrai pour les sociétés et même les civilisations. C’est ce qu’illustre l’ouvrage From Plato to Nato (de Platon à l’OTAN), écrit par un historien Danois, David Gress, à propos de l’Occident.

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Le pari perdant de la collapsologie

Les inquiétudes fortes liées au changement climatique et aux défis de l’écologie en général ont développé une forte crainte d’un effondrement possible de notre civilisation industrielle à relativement courte échéance, entraînant tout un courant de pensée regroupé sous le terme de « collapsologie » (de l’anglais collapse, effondrement). Emblématique de ce courant, l’ancien ministre Yves Cochet vient de publier un ouvrage retentissant où il explique comment il se prépare à l’effondrement en organisant une vie autarcique à la campagne. Si les prédictions apocalyptiques ne sont pas nouvelles (elles étaient courantes au Moyen-Âge), et si les propos semblent parfois ridicules, la collapsologie pointe cependant le doigt sur une question importante liée à notre civilisation même si, au final, elle représente un pari perdant.

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Transformation: la discipline des modèles mentaux

Une organisation est définie par ses modèles mentaux, c’est à dire les croyances qu’elle et ses collaborateurs ont formées sur le monde; si on veut la transformer, il faut donc changer ces modèles. Pour cela il faut commencer par les mettre en lumière (les ‘exposer’) puis les tester, c’est à dire définir où ils sont utiles et où ils deviennent contre-productifs, et enfin les ajuster en conséquence. Un chef d’entreprise me disait récemment que ses équipes s’étaient emparées de l’outil modèle mental assez facilement, et qu’il était devenu une référence constante dans les réunions même plusieurs semaines après mon séminaire d’introduction. Mais au-delà de l’effet initial de prise de conscience, il me demandait comment ancrer la pratique des modèles mentaux pour qu’elle produise vraiment un effet. C’est une question cruciale, et la réponse se trouve dans les cinq modèles alternatifs que nous mettons en avant. En bref: il n’y a pas de secret, il faut simplement pratiquer. Mais la façon dont on pratique est essentielle.

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Les trois principes qu’utilisent les entrepreneurs pour contrôler leur prise de risque

A l’occasion de sa visite en France, la chercheuse Saras Sarasvathy donnait vendredi dernier une masterclass sur l’effectuation, la théorie entrepreneuriale issue de ses recherches. Une des questions qu’elle a abordées est celle de l’échec entrepreneurial en montrant comment l’effectuation nous invite à repenser les notions d’échec et de réussite, et plus généralement comment les entrepreneurs gèrent le risque. Elle montre que les entrepreneurs utilisent trois principes pour contrôler leur risque.

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