Quand la greffe ne prend pas: l’échec de l’activiste innovateur est d’abord social

Il est très difficile pour un innovateur de faire changer les choses au sein de son organisation. Les raisons sont nombreuses, mais la principale est que beaucoup croient que pour réussir, il faut avoir de bonnes idées et les faire aboutir. Ils sont convaincus que c’est la qualité objective de leur travail qui leur permettra d’être acceptés par le groupe. En réalité, c’est l’inverse. C’est pour ça que l’échec de l’innovateur mandaté pour transformer les choses est d’abord social.

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Pour changer le monde, la leçon de Bill Buckley

Il existe une croyance très répandue sur le changement : pour changer le monde, transformer une organisation, une société, ou même une habitude, il faudrait d’abord avoir de bonnes idées. Les bons arguments. Le bon discours. C’est rassurant, parce que c’est simple. C’est aussi, très souvent, pourquoi le changement n’arrive pas. Quelqu’un qui l’avait compris est William Buckley, artisan du renouveau du conservatisme américain dans les années 70-80, et sa biographie est fascinante.

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Un management « plus humain », ça ne veut rien dire 

Le management aime les tartes à la crème et à ce titre, le souhait d’un management « plus humain » figure en bonne place. Après tout, qui pourrait être contre? Personne ne souhaite un management inhumain, ou non humain. Et c’est bien là le problème: si personne ne peut être contre, c’est que ça ne veut rien dire ou, pire, que chacun y met ce qu’il veut. Un management extrêmement exigeant peut être humain, au sens où il tire vers le haut et permet d’accomplir des exploits, tandis qu’une humanité de façade peut être toxique.

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Singularité et création: non, vous n’êtes pas formidable

« Découvrez vos pouvoirs cachés ! », « Révélez l’extraordinaire en vous ! », « Révélez le leader en vous ». Qui n’a jamais ressenti un frisson en lisant un livre de développement personnel, dont le message implicite est souvent « vous êtes formidable et vous ne le savez pas » ? Pourtant, pour beaucoup d’entre nous, cela est tout simplement faux. Vous n’êtes pas formidable, mais ce n’est pas grave : c’est précisément pour cela que vous pouvez accomplir des choses formidables.

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La cathédrale finalement… Faut-il des leaders impossibles pour accomplir de grandes choses?

Les frasques d’Elon Musk remettent sur le devant de la scène la question du leadership. En particulier, elles nous amènent à nous reposer une ancienne question: faut-il des leaders impossibles pour accomplir de grandes choses? La création du Macintosh sous la houlette de Steve Jobs est très éclairante pour tenter d’y répondre. Le Macintosh existerait-il si Steve Jobs était un leader empathique ou un servant leader? On peut en douter.

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L’entreprise en déclin et son double imaginaire

Les entreprises en déclin ont tendance à créer un double imaginaire dans lequel elles s’enferment. Ce double, c’est elles-mêmes, mais en version idéalisée. C’est un masque qu’elles créent pour se cacher et s’affranchir d’une réalité qu’elles refusent, laissant le monde se construire sans elles, voire contre elles. La dissolution de ce double, c’est-à-dire l’acceptation de la réalité aussi déplaisante qu’elle soit, est un préalable à tout redressement. Une bonne illustration en est fournie par le redressement d’Apple en 1997.

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Pourquoi j’aime bien (quand-même) Elon Musk: vices et vertus des dirigeants d’entreprises autoritaires

Sale temps pour les entreprises de la tech. Amazon, Meta (maison mère de Facebook) et Twitter licencient en masse. Après la difficile semaine de Meta, qui a vu sa capitalisation boursière chuter considérablement, c’est Twitter qui s’est retrouvé dans le feu de l’actualité après son rachat par Elon Musk. Les deux remettent sur le tapis la question jamais résolue du leadership d’une entreprise. Musk est-il le vilain dirigeant qu’on décrit dans la presse, un entrepreneur autoritaire à l’ego surdimensionné, qui est en train de détruire Twitter? Pas si sûr. Car derrière la folie apparente, il y une méthode, même si celle-ci est discutable.

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Construire l’organisation pour l’incertitude: le modèle de leadership de l’armée allemande d’avant guerre

Comment une organisation peut-elle non seulement se protéger de l’incertitude, mais surtout en tirer parti? La question est d’une actualité brûlante de nos jours. Elle préoccupe nombre de stratèges, sautant d’une crise à l’autre dans un monde devenu très instable et riche en surprises. Une source d’inspiration, peut-être inattendue, est l’armée allemande qui a construit, à partir de la fin du XIXe siècle, un modèle très puissant pour former ses soldats à faire face à l’inattendu.

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