Éloge de l’indirection, ou comment les problèmes ne sont pas toujours résolus par la résolution de problème

La résolution de problème est un paradigme universel et pourtant très dangereux. Nous croyons en effet que le monde est rempli de problèmes, et que nous pouvons les résoudre, pour peu qu’on s’y mette vraiment. C’est pourtant faux. Beaucoup de problèmes sont résolus de façon indirecte, grâce à une solution qui n’avait pas été imaginée par ceux qui y étaient confrontés. Il est donc important de laisser se développer l’innovation gratuite, c’est-à-dire des solutions sans problème, même si cela semble aberrant.

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Et si l’artificiel était notre vraie nature?

Nous vivons dans un monde artificiel, façonné par l’homme. La plupart de ce que nous consommons, animal ou végétal, est le produit de modifications génétiques que nous avons faites au cours des derniers milliers d’années. La création d’objets artificiels tangibles ou intangibles est l’expression de qui nous sommes en tant qu’espèce. L’artificiel, c’est notre nature.

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Quand les innovateurs se trompent sur l’impact de leur invention: l’exemple de l’IA et de l’emploi

Le développement important de l’intelligence artificielle n’en finit pas d’alimenter les craintes. Le plus étonnant est que ces craintes ne sont pas seulement celles de la population, mais elles sont parfois aussi celles des innovateurs eux-mêmes. Ainsi Mustafa Suleyman, un des pionniers du champ, a-t-il récemment averti: « l’IA est fondamentalement un outil de remplacement du travail humain ». Faut-il s’en inquiéter? Non.

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Ne m’appelez plus jamais France: nostalgie ou innovation?

Le monde change et les ruptures se succèdent. Une technologie remplace l’autre, et ce remplacement bouleverse toutes les structures en place. Mais il n’est pas juste structurel. Une rupture, c’est un monde qui disparaît, avec tout ce qu’il avait de connu, pour laisser place à un monde nouveau largement inconnu, qui fait souvent peur. Il n’est pas étonnant que face à cela, on ait envie de se réfugier dans la nostalgie, qui exprime le désir de retourner dans le passé, celui qu’on connaissait et auquel on était habitué. Si elle est normale, cette nostalgie n’est cependant pas bonne conseillère et empêche l’innovation. C’est ce qu’illustre la réaction à la mise hors-service du paquebot France en 1974.

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La quête de la grande idée, maladie infantile du management

Le modèle de management prédominant exige que le PDG soit visionnaire, qu’il ou elle ait une « grande idée » qui va guider le développement stratégique de l’entreprise. Il proclame que l’existence de cette vision est une condition indispensable à la performance, et qu’elle est en particulier nécessaire si l’entreprise veut être pionnière dans son industrie. Evident? Pas pour tout le monde, et en particulier pas pour Steve Jobs.

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La cathédrale finalement… Faut-il des leaders impossibles pour accomplir de grandes choses?

Les frasques d’Elon Musk remettent sur le devant de la scène la question du leadership. En particulier, elles nous amènent à nous reposer une ancienne question: faut-il des leaders impossibles pour accomplir de grandes choses? La création du Macintosh sous la houlette de Steve Jobs est très éclairante pour tenter d’y répondre. Le Macintosh existerait-il si Steve Jobs était un leader empathique ou un servant leader? On peut en douter.

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La (vraie) source du changement est rarement politique

Le monde change profondément, rapidement et dans toutes ses dimensions. Mais d’où vient ce changement? Quelle en est la cause? Pour beaucoup, la réponse est simple: le monde change grâce à l’action politique. De grands leaders se saisissent d’une question et agissent pour la résoudre. Pourtant, quand on examine l’Histoire et l’évolution du monde, une autre réalité émerge, celle d’un changement qui prend sa source dans le quotidien. Un changement qui n’est pas voulu et organisé par le politique, mais souvent seulement consacré – ou freiné – par lui.

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Ces 12.000 soudeurs qui questionnent le modèle mental de l’éducation nationale

Il manque 12.000 soudeurs à l’industrie française, en particulier dans le nucléaire, en pleine renaissance. Et ce n’est pas le seul secteur où il manque des postes. Toutes les entreprises ont du mal à recruter. Les six familles professionnelles les plus en tension, soit 90 000 postes, sont des métiers de l’industrie et de la construction. Les aides à domicile et aides ménagères, les infirmiers et sages-femmes, les aides-soignants et les professions paramédicales sont également en forte tension. Même si les causes sont multiples, ces tensions sont en grande partie le produit du modèle mental français de l’éducation nationale, obsédé par le diplôme et l’abstraction.

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