Quand la greffe ne prend pas: l’échec de l’innovateur est d’abord social

Il est très difficile pour un innovateur de faire changer les choses au sein de son organisation. Les raisons sont nombreuses, mais la principale est que beaucoup croient que pour réussir, il faut avoir de bonnes idées et les faire aboutir. Ils sont convaincus que c’est la qualité objective de leur travail qui leur permettra d’être acceptés par le groupe. En réalité, c’est l’inverse. C’est pour ça que l’échec de l’innovateur mandaté pour transformer les choses est d’abord social.

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Et si le premier obstacle au changement était le dirigeant?

La capacité d’un collectif à surmonter les échecs et les blocages détermine sa survie. Lorsque cette capacité fait défaut, le premier responsable en est souvent le dirigeant lui-même. Combien sont en effet capables, lorsqu’un changement échoue, d’un diagnostic sincère – c’est-à-dire d’un diagnostic qui ne les épargne pas ? Que ce soit en politique ou en entreprise, la façon dont on lit une situation détermine ce qu’on est capable d’en faire. Or cette lecture est rarement neutre : elle reflète des convictions, des angles morts, une certaine idée de là où se situe le problème – en substance les modèles mentaux. Tant que le dirigeant ne s’inclut pas lui-même dans l’équation, il y a peu de chances qu’il trouve les bonnes réponses.

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Florence Nightingale: L’invention d’une profession

Certains peuvent être fiers d’avoir inventé des produits révolutionnaires, mais combien peuvent se vanter d’avoir inventé une profession et changé la société? C’est le cas de Florence Nightingale. Elle a inventé la profession d’infirmière. Avant elle, il y avait bien sûr un accompagnement des malades, mais, selon le mot charitable d’un commentateur, il était plus question d’œuvrer pour le salut de l’âme du patient que de mobiliser les connaissances de la médecine pour le sauver. Nightingale va tout revoir de fond en comble et changer l’hôpital pour toujours. Elle offre en cela une véritable leçon de management.

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Fiasco d’Elon Musk et son DOGE: quelles leçons pour la transformation organisationnelle?

Clap de fin pour Elon Musk. Le brillant entrepreneur n’aura pas tenu longtemps dans les hautes sphères gouvernementales américaines pour réformer l’administration avec son fameux programme DOGE. Quelles leçons tirer de cet épisode rocambolesque pour la transformation organisationnelle? Certainement pas que toute réforme est impossible. Plutôt que c’est la posture et la méthode du réformateur qui comptent.

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Dérive normative: pourquoi la simplification… c’est complexe

La France est engagée dans une dérive normative infernale. Chaque morceau de notre vie personnelle et professionnelle est désormais réglementé par un nombre croissant de règles. Discutez avec n’importe qui – votre voisin, un agriculteur, un commerçant, un chef d’entreprise – et chacun a son anecdote, son histoire d’horreur petite ou grande où Ubu le dispute à Kafka. Même des ministres, c’est dire, se sont émus de la complexification de la vie. Il semble que la demande de simplification soit universelle. Et pourtant rien ne change! Rien ne change parce nous ne comprenons pas la nature de cette dérive. Sans cette compréhension, tous les efforts de simplification, aussi sincères soient-ils, seront vains.

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Survivre au naufrage politique français: Et si la société civile reprenait la main?

La classe politique française s’est totalement décrédibilisée ces dernières semaines. Elle est incapable de résoudre les problèmes du pays. La société civile, en particulier les entreprises, doit prendre les choses en main pour naviguer dans cette crise. Pour cela, elle doit abandonner certaines croyances sur la primauté et l’efficacité de l’initiative politique pour jouer un rôle plus actif et pragmatique dans la transformation du pays.

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Changement social: la majorité silencieuse n’a pas d’importance

Beaucoup de ceux qui sont consternés par les événements sur le campus de Science-Po se rassurent en pensant que les activistes ne sont qu’une minorité, qu’ils ne sont pas représentatifs des étudiants et qu’on peut donc négliger leur action. C’est une erreur profonde. Le changement social est toujours le fait d’une minorité décidée. On ignore cette réalité à ses dépens.

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Transformation du monde: Pourquoi Davos fait partie du problème

Le monde, confronté à des défis considérables, nécessite une transformation radicale. Il est courant de penser que la solution réside dans la réunion des leaders mondiaux, conscients des enjeux et dotés des ressources nécessaires, dans des forums comme Davos. Toutefois, cette idée, bien que séduisante, s’avère naïve et problématique. Il est urgent de reconsidérer cette approche et d’explorer des alternatives plus efficaces.

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