L’adhésion à la réalité, nouvel enjeu du management?

Qu’ont en commun les échecs de Kodak ou de Nokia, le désengagement des salariés dans les grandes organisations et le succès de l’entrepreneuriat? Beaucoup plus que l’on peut penser a priori. Dans les trois cas, il s’agit d’une question d’adhésion à la réalité.

Kodak et Nokia, parmi tant d’autres, échouent parce qu’ils se retrouvent dans un monde différent de celui qui a fait leur succès. Kodak domine le monde de la photo du film argentique mais est incapable de passer à un monde numérique. Nokia domine le monde de la téléphonie mobile électronique et ne réussit pas à faire la transition vers le logiciel. Le monde change, mais les modèles et les pratiques sur lesquels Kodak et Nokia fonctionnent ne changent pas.

Le désengagement des salariés est un problème majeur dans la plupart des grandes entreprises. C’est un problème que les dirigeants prennent très au sérieux car ils savent que l’engagement est un des principaux facteurs de performance à long terme. Le désengagement est donc une menace très forte. D’où vient-il? Pour beaucoup il est dû à une perte de sens dans un monde qui change trop vite et qui supprime les certitudes qui définissaient nos vies. Or la recherche montre que c’est plutôt la façon dont les salariés sont traités qui suscite le désengagement. C’est une réaction rationnelle face aux décisions insensées. Le monde change, mais les modèles et les pratiques sur lesquels le management de ces organisations repose ne changent pas et le décalage est de moins en moins supportable.

Le succès actuel de l’entrepreneuriat s’explique a contrario. Les salariés quittent les grandes entreprises pour fonder ou rejoindre des startups. Et là l’engagement renaît comme par miracle. Pourquoi? L’impression de contribuer à quelque chose de tangible, la capacité à voir un lien direct entre ce que l’on fait et l’impact que cela a; en bref, un contact plus direct avec la réalité.

Ne pas perdre le contact avec la réalité (Source: Wikipedia)

Dans les trois exemples, la notion de réalité est la clé: les grandes entreprises échouent lorsqu’elles ont perdu le contact avec la réalité. Leurs dirigeants vivent dans un monde de plans, de chiffres et de visions et n’ont pas rencontré un client depuis des lustres. Leur modèle les isole de la réalité. Les salariés sont désengagés parce que le management auquel ils sont confrontés tous les jours a perdu le sens des réalités: production de slides à la chaîne, reporting et controling, verbiage managérial continuel, situations ubuesques, décisions insensées, etc. Le contraste entre ce que manipule le management et la réalité que vivent les salariés est devenu trop grand et insupportable. Et les entrepreneurs raflent la mise parce qu’ils sont, eux, au contact de cette réalité au quotidien. C’est pour cela qu’ils ont signé. D’un côté un monde qui cherche à tout prix à s’affranchir de la réalité, et qui meurt; de l’autre, un monde qui s’y jette avec alacrité, et qui vit.

Aliénation

Le philosophe Hartmut Rosa apporte un éclairage particulièrement intéressant sur cette question dans son dernier ouvrage Résonance. Il explique que la relation au monde est la combinaison de deux choses: l’attitude au monde et l’expérience du monde. L’attitude au monde est la résultante de nos modèles mentaux. C’est la façon dont nous voyons le monde, la réalité, avec nos hypothèses, nos croyances et nos valeurs. L’expérience du monde concerne la façon dont nous agissons dans le monde, dont nous changeons la réalité. Elle repose sur nos principes d’action. Attitude au monde et expérience au monde sont naturellement étroitement liées.

Lorsque « la corde » qui nous relie au monde se met à vibrer, Rosa parle de résonance. Nous adhérons à la réalité, nous sommes pleinement dans le monde. Lorsqu’elle ne vibre pas, Rosa parle d’aliénation. En philosophie l’aliénation caractérise la dépossession de l’individu au profit d’un autre. L’aliénation apparaît lorsque nous agissons d’une manière qui ne correspond pas à ce que nous considérons être une vie bonne.

Ce terme d’aliénation donne un éclairage intéressant à toutes les situations évoquées au début. Kodak et Nokia sont aliénés au sens où ces deux entreprises vivent au travers d’un modèle qui n’est plus d’actualité. Ils savent que le monde a changé mais sont incapables de vivre en conséquence car prisonniers de leur modèle. Les salariés sont aliénés lorsque la vie qu’ils mènent au travail n’a plus rien à voir avec celle qu’ils vivent à côté et ils ne s’y retrouvent plus. Ils sont amenés à se comporter en contradiction avec ce qu’ils estiment devoir faire. Les entrepreneurs, eux, peuvent sans arrêt ajuster leur comportement à ce qu’ils considèrent juste et bon.

Le futur du management

La notion de relation au monde permet de mieux comprendre le problème du management actuel tel qu’il est conçu et pratiqué dans beaucoup d’entreprises. En terme d’attitude au monde, c’est à dire de modèle mental, il repose sur un modèle où l’homme est extérieur à la nature et cherche, selon le fameux mot de Descartes, à en devenir maître et possesseur. Ce modèle induit nécessairement une distance avec la réalité puisque nous n’en faisons pas partie. En termes d’expérience du monde, il naît à la fin du XIXe siècle pour mettre en œuvre la fabrication de masse permise par la révolution technique et industrielle. La clé consiste à standardiser les comportements d’une masse de salariés généralement peu éduqués. La révolution du travail sera menée par Frederick Taylor et son organisation scientifique du travail (OST) où les tâches sont découpées minutieusement. Les principes sur lesquels repose ce management sont notamment la hiérarchie, la standardisation, le découpage des tâches précisément décrites, la coordination par une masse de cadres moyens.

Or l’environnement a depuis considérablement évolué. L’automatisation, d’abord avec les machines (robots), et de plus en plus avec les données et les symboles (intelligence artificielle) relègue la question de la fabrication de masse au second plan. Le capital est abondant et n’est plus nécessaire pour lancer une chaîne de fabrication: pour chaque produit à fabriquer, il existe plusieurs sous-traitants globaux à disposition. Ce qui détermine désormais l’avantage concurrentiel est la capacité d’innovation, c’est à dire la relation avec la réalité à la fois pour s’y adapter mais aussi pour la transformer. Par ailleurs, les individus sont mieux éduqués et plus autonomes. Ils sont beaucoup moins prêts à accepter de travailler dans des organisations hiérarchiques et autoritaires. C’est ce décalage croissant entre les modèles du management actuel de beaucoup d’organisations et la réalité interne et externe sur laquelle ils sont censés permettre d’agir qui pose problème.

Développer un modèle mental et une relation au monde qui permettent d’être en résonance avec la réalité est donc l’enjeu crucial pour le management du XXIe siècle. Il n’y a là rien de nouveau cependant: historiquement, le management a toujours évolué en réponse aux défis de son environnement. Des situations comme celles de Kodak ou Nokia ainsi que le désengagement actuel n’existent que lorsque le management n’a pas évolué avec son environnement et a cessé d’adhérer à la réalité.

Sur les modèles mentaux, lire Comment le modèle mental s’oppose au changement: la tragédie des colons du Groenland.

[English translation of the article here.]

13 réponses à “L’adhésion à la réalité, nouvel enjeu du management?

  1. LE COURTOIS Olivier

    Pas trop d’accord quand tu dis ´´ le management‘´

    Je pense plutôt qu’il faudrait écrire certaines formes de management…

    Je reste optimiste et pense que toutes les institutions ne sont pas gérées de la même manière…

    Si tu n’établis pas cette distinction on pourrait te dire : eh bien peut importe si le management est décalé par rapport à la réalité, il marche ! puisque des millions d’entreprises parviennent à faire vivre et à pourvoir en biens des milliards d’individus…

    Olivier

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    ________________________________

  2. Merci Philippe pour ce beau billet.
    Au delà du message principal de ce texte, on pourra retenir ta définition très pertinente de l’innovation comme « la relation avec la réalité à la fois pour s’y adapter mais aussi pour la transformer ».
    C’est parlant, concret, parfaitement juste. Innover n’est pas créer du nouveau, mais créer pour prendre en compte le nouveau qui, souvent, s’impose à nous.

    F.

  3. L’engagement est un facteur important, c’est vrai… Ça commence par la confiance, qui « ne se décrète pas » : un patron dépourvu de légitimité dans le savoir-faire des salarié de l’entreprise sera, quelques soient ses dépenses en communication, méprisé et traité de « clown » derrière son dos. Tout simplement parce que, dans le travail de tout les jours, les gens ne connaissent que trop bien, dans leur entourage professionnel, des « ventilateurs », incompétents qui « font du vent », et son parfaitement exercés à les détecter en quelques secondes…

    Cela dit, la crédibilité ne suffit pas ; encore faut-il avoir une raison rationnelle de s’engager… imaginez le CEO de Kodak, rassemblant son personnel (en video conférence) pour leur expliquer « eh, les gars, la photo chimique, c’est mort, tout ce que vous savez sur le sujet est bon pour la poubelle, alors on va licencier 80% du personnel, pour ne garder que les opticiens, les compteurs de haricots et les directeurs, on va fermer toutes les usines et on va ouvrir des usines neuves, avec de nouveaux salariés pour vous remplacer, et dans la foulée on laissera crever tout notre réseau de vente de pellicule. Qu’est-ce que vous en dites ? Ça vous plonge dans l’enthousiasme, pas vrai ? Je sens que vous avez tous envie de vous engager, pas vrai ? » C’est pourtant ce qu’il a fait, mais en catimini… Allez comprendre pourquoi…

    En cas de révolution, les managers doivent faire un arbitrage de leurs ressources entre
    leurs marchés (type de produits / client)
    le savoir faire de leurs salariés
    et leur réseau de distribution
    tout ceci représentant un investissement considérable.
    Par exemple, Kodak avaient les meilleurs chimistes et physiciens du monde ,dans différents domaines connexes à la photographie. Ont-ils eu raison de décider que ce gigantesque investissement de valait plus rien ? était-il impossible de trouver des produits (sans rapport avec la photographie) valorisant ces compétences ? Quitte à ne garder que les meilleurs et investir sur le long terme ? De nos jours, on commence voir des innovations à partir de ce genre de compétences (panneaux solaires, voire écran plats), peut-être bien avec le savoir faire développé par des experts virés par Kodak, mais sans Kodak,
    Certes, ils ont créé une activité « papier photo pour imprimante à jet d’encre », mais ils en ont lié l’utilisation à des imprimantes spécifiques, pour des formats spécifiques « photo », renonçant de ce fait au marché grand public pour tenter de sauver une partie de leur réseau ; Du coup, c’est resté tout petit…
    Et qu’ont-ils fait pour le reste de leur réseau, notamment les petits marchands de pellicule un peu partout sur la planète ? À ma connaissance, rien… Au niveau planétaire, la valeur détruite (même si ce n’était pas leur pognon) défie l’imagination… Alors qu’utiliser ce réseau opérationnel pour distribuer autre chose aurait pu être rentable…
    L’erreur de Kodak n’est pas d’avoir ignoré l’avènement du numérique (ils y ont largement joué un rôle de pionnier), il est de s’être crispé sur leur marché historique : la photo, en sacrifiant tout le reste… Ils ont « joué à la start-up » en faisant fi de leurs atouts en tant que « société établie ».

    Le cas de Nokia est totalement différent… C’est tout une industrie qui était mature, étroitement contrôlé par les opérateurs, qui s’était arrangés pour limiter la concurrence aux aspects « prix » et « esthétique’. Tous les claviers devaient avoir la même disposition, toutes les touches devaient avoir la même fonction. Et ce sont les opérateurs qui fournissaient le manuel d’utilisation, commun à tous les téléphone. Alors, quand Apple a sorti son iPhone (le mot « smartphone » n’a été inventé que plusieurs années après), ils ont surtout eu droit à des moqueries condescendantes :«  « personne » ne voudra de leur machin qui ne respecte pas les normes », sachant que le « personne » en question porte sur les opérateurs et non sur les consommateurs, censé trouver normal de choisir entre un clavier standard ou un clavier standard. J’avoue, en toute humilité, qu’à leur place et dans leur contexte, je me serais tout autant « planté »… culture d’ingénieur et révérence des normes…
    Et ça a bien failli marcher ! Si Cingular, opérateur de seconde zone, a pu obtenir l’exclusivité de l’iPhone durant plusieurs années, c’est simple : c’est le seul opérateur à avoir accepté de le vendre, créant une brèche dans le cartel… Si cette unique société avait refusé, l’iPhone aurait été un échec, sous les lazzi de tout ce que le monde compte d’experts en télécom, on en serait encore aux claviers pourris, avec 30 pages de mode d’emploi à savoir par cœur, et, faute du fantastique appétit en bande passante de l’iPhone et ses suiveurs, on n’aurait jamais besoin d’inventer les 2G, 2,5G, 3G, 4G et plus.
    Une fois le mur du cartel percé, la soudaine possibilité pour les consommateurs de choisir a fait le reste (et l’exclusivité dont disposait Cingular a été jugée « scandaleuse avec effet rétroactif »). Ce n’est pas juste un marchand de téléphone qui a innové au dépens d’un autre, c’est l’équilibre des pouvoirs de tout un secteur économique qui s’est retrouvé chamboulé, avec des opérateurs qui n’ont plus aucun droit de regard sur les téléphones qu’ils distribuent et ont bien failli ne plus être que des « marchands de carte sim et de points d’accès »

    Autant Kodak a compris très tôt que l’existence même de l’entreprise était menacée et s’est battu comme un tigre pour survivre (même si le résultat n’est pas à la hauteur des résultats, autant Nokia « s’est fait prendre le pantalon baissé »
    Circonstance aggravante pour Nokia : il n’ont pas vu que, avec la réduction des géométries des puces et l’apparition de nouveaux matériaux, son « cœur de métier” (les télécom) s’est retrouvé banalisé et mis « sur étagère » pars des sociétés telles que Qualcom. Apple et ses suiveurs n’ont pas eu besoin d’investir pour créer un savoir-faire « télécom » ; par contre, pour Nokia, maitriser créer une interface graphique qui tienne la route supposait de créer de nouvelles équipes et de les faire « monter en puissance » (il n’y a guère que les économistes et les « marchands de camemberts » pour croire qu’il existe encore des informaticiens « tout court » ; Ou alors, « chez pole (emploi) ». Ils ont fait ce qu’ils ont pu ; ils ont survécu ; et ce n’est pas si mal quand on pense au « retard à l’allumage » qu’ils ont eu.

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  5. Au fait… « les échecs de Kodak ou de Nokia »… Pourquoi se limiter aux mêmes exemples, ressassés année après année ? Certes, « prédire le passé » est plus confortable que dans le cas du futur, mais c’est finalement assez futile (mea culpa)…
    Je pense à un exemple de « disruption » en train de se construire, en ce moment, sous nos yeux : il s’agit d’une société, quelque part dans l’UE (et dont la finalité est de contourner une directive européenne qui impose une libreconcurrence) qui a le monopole (dans 90% de son pays) de la distribution par câble (donc, pas les piles, ni ceux les accumulateurs« qui sont livrés chargés ») de l’électricité, quels qu’en soient les producteurs;. Cette société est confronté à deux menaces mortelles pour l’existence même de son activité , à un horizon de 5 ans, 10 tout au plus :

    1) ses clients, soucieux d’économies d’énergies, font de plus en plus appel à de convertisseurs à découpage régulés, dont la puissance consommée est quasi indépendante de la tension fournie (on parle de « résistance négative ») : l’antique méthode de régulation consistant à varier le tension pour réguler la puissance fonctionne de moins en moins et, dans certains quartiers, pourrait devenir impossible (plus on baisse la tension, plus le courant augmente), provoquant des disjonctions, voire des destructions des appareils de ses clients.

    2) la nécessité d’ajuster production et consommation « en temps réel », qui est le cœur de métier de cette société (et de ses fournisseurs) est en passe de disparaître, la possibilité de stocker localement l’électricité devenant réaliste au plan technique ; plusieurs fabricants ont entrepris d’« écrémer » le marché (à commencer par l’inévitable E.Musk…) avec des batteries Li, mais cela reste et restera marginal (le lithium est rare…). Mais plus d’une centaine d’équipes bossent actuellement sur son remplacement par l’aluminium, le sodium (et tomber à court de sel de cuisine, ce n’est pas demain la veille… ou le potassium, avec des résultats plutôt enthousiasmant. D’où une baisse de prix de revient potentielle tout à fait impressionnante… Ainsi qu’une perte de compétitivité des moyens de production traditionnels, face au solaire (entre apparition de nouveaux matériaux et décorrélation temporelle production / consommation, on risque de voire flotter des « batteriers » au milieu des « pétroliers ») Plus le « cygne noir de service »;: des travaux actuels sur la fusion nucléaire « sans neutrons » pourraient déboucher sur des réacteurs rentables « pour usine » ou « pour copropriété ». Mais là, c’est l’incertitude la plus totale…

    Perte d’aptitude à rendre le service attendu d’un coté, disparition du besoin de rendre ce service d’autre part : dans cette situation « à la Kodak », les évolutions de cette société vont être intéressantes à observer.
    Pour tenter de palier le premier risque, ils sont en train de mettre en place un nouveau système de comptage (destiné à réduire leurs coûts de fonctionnement), avec l’objectif ultérieur d’y intégrer un système de « vente forcé », coupant ou allumant à distance les appareils de leur clients pour réguler leur réseau (il ne faut pas se voiler la face : leur méthode actuelle consistant à augmenter un peu la tension pour que les clients consomment un peu plus est aussi, techniquement, une vente forcée : pas de quoi fouetter un commutateur en charge…). Mais ça ne suffira pas… « trop peu, trop tard »… et ils risquent de s’aliéner leur clientèle, se croyant « protégés » (oui, comme Nokia…)
    Je m’attends également à ce qu’ils tentent d’avoir le monopole de l’utilisation des batteries mais, ce faisant, ils contribueront, par leurs volumes, à baisser le coût des batteries, et à les rendre d’autant plus compétitives auprès du public… Et une démarche autoritaire n’aura aucune chance de « tenir » devant un tribunal, comme concurrence déloyale des livreurs d’électricité par camion)
    Au pire, cette société pourra toujours se re-configurer sur la vente de vieux métaux, en immobilisant des tonnes par centaines dans son haut de bilan, mais ce n’est pas non plus certain, la distribution par câble pouvant rester concurrentielle. Un peu comme entre pipe-lines et bateaux ou camion pour les hydrocarbures

    Suspense, coup tordus, décisions individuelles « imprévisibles » ou « irrationnelles », comportements « psychologiques », grèves (cela touche au portefeuille les plus gros syndicats de ce pays), « trahison » possible par leurs actionnaires : c’est un feuilleton qui promet d’être passionnant dans la décennie qui vient… Et ensuite, quand la partie sera jouée, quand on connaitra les gagnants et les perdants, les « experts » pourront « prédire le passé »

    • > le lithium est rare…
      Voir cet élément comme frein au développement des batteries au lithium est faux: le lithium est très abondant et bon marché, pas menacé de pénurie. D’ailleurs, le prix du lithium dans les batteries LI est assez faible (moins de 5%). Ses véritables inconvénients sont l’instabilité du lithium métallique et un effet mémoire important qui impactent fortement la durée de vies des batteries l’utilisant.

      A ce niveau, si les prix ont fortement diminué, ça reste une technologie très onéreuse de stockage d’électricité. Donc c’est peut-être l’amorce d’une rupture, mais il est assez peu prudent de parier sur son caractère inévitable: il faut encore beaucoup d’amélioration pour concurrencer sérieusement les centrales.

  6. Alors, mon second post a déplu ?
    Il parait que pour savoir où se trouve le vrai pouvoir, il suffit de regarder qui n’est jamais critiqué… (du moins, hors des limites du plan de com’).
    Ou alors, c’est un truc à « récupérer » ?

    Bah… ce n’est pas un drame… Sauf pour eux bien entendu, mais leur attitude n’inspire que peu la compassion…

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