La république technologique de Palantir: Le projet illibéral de la Silicon Valley

Partis de leur garage et parvenus à créer de très grandes entreprises, certains entrepreneurs se piquent de faire de la politique. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il appelle à chaque fois la prudence. Certains achètent des journaux, d’autres écrivent des livres. Celui d’Alexander Karp, La République technologique, fait grand bruit. Karp est le fondateur de Palantir, société qui produit des logiciels de surveillance militaire, et il en a récemment tiré un manifeste. Le lire et le comprendre importe à un double titre : parce que la technologie occupe une place croissante dans nos sociétés, et parce que certains de ses producteurs dans la Silicon Valley, à l’instar de Karp, prennent des positions radicales dans un projet illibéral. Décryptage.

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Pour changer le monde, la leçon de Bill Buckley

Il existe une croyance très répandue sur le changement : pour changer le monde, transformer une organisation, une société, ou même une habitude, il faudrait d’abord avoir de bonnes idées. Les bons arguments. Le bon discours. C’est rassurant, parce que c’est simple. C’est aussi, très souvent, pourquoi le changement n’arrive pas. Quelqu’un qui l’avait compris est William Buckley, artisan du renouveau du conservatisme américain dans les années 70-80, et sa biographie est fascinante.

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Dominium contre Imperium: pour en finir avec la supériorité morale du politique

Après les 76 jours sans gouvernement du printemps dernier, c’est reparti pour une crise politique. Elle va avoir un impact négatif très important sur l’économie, et celui-ci est déjà visible. Une classe politique totalement décrédibilisée s’écharpe sur le pont du Titanic alors que le monde est en flammes. Or cette classe ne survit que parce que, malgré son incompétence, son immoralité et son irresponsabilité, nous continuons à la révérer. Nous ne payons pas tant le prix de son incurie que celui d’avoir trop longtemps accepté la supériorité morale du politique comme évidente. Il est temps de la contester.

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Comment notre modèle mental nous empêche de comprendre le monde: les cas de Judith Butler et Charlie Wilson

Pour comprendre le monde et lui donner un sens, nous en développons un modèle. Celui-ci focalise notre attention sur ce qui compte. Il nous fournit une théorie explicative créant des catégories qui nous permettent d’agir. Mais nous répugnons à le changer lorsqu’il ne fonctionne pas ou que le monde change, parce qu’il définit aussi notre identité. Lorsque sa capacité explicative est en question, nous nous enfermons dans une bulle déconnectée de la réalité. Dans le domaine politique, ce phénomène est illustré par deux personnalités à l’opposé du spectre politique: Judith Butler et Charlie Wilson.

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Survivre au naufrage politique français: Et si la société civile reprenait la main?

La classe politique française s’est totalement décrédibilisée ces dernières semaines. Elle est incapable de résoudre les problèmes du pays. La société civile, en particulier les entreprises, doit prendre les choses en main pour naviguer dans cette crise. Pour cela, elle doit abandonner certaines croyances sur la primauté et l’efficacité de l’initiative politique pour jouer un rôle plus actif et pragmatique dans la transformation du pays.

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Le contrat social pour l’âge entrepreneurial: un programme pour la gauche?

L’importance de certains ouvrages ne se mesure ni à leur volume de vente, ni à l’écho médiatique qu’ils reçoivent, mais au fait qu’ils ont mis le doigt sur quelque chose d’important. L’ouvrage de Nicolas Colin, Un contrat social pour l’âge entrepreneurial, est de ceux-là. Fin connaisseur de l’univers entrepreneurial européen et américain, Colin réfléchit depuis longtemps aux implications sociétales des ruptures numérique et entrepreneuriale, notamment dans le domaine du travail. À partir du tableau qu’il brosse des transformations que vit notre économie, il défend la nécessité d’un nouveau contrat social pour que tout le monde profite pleinement de celles-ci, dont devrait se saisir une gauche en mal d’idées.

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Déclin organisationnel: Florange, le « moment Kodak » du Parti socialiste

Le déclin des organisations s’étale souvent sur de longues périodes, ce qui contribue à rendre sa perception difficile, mais il arrive qu’un événement particulier le rende évident aux yeux de tous. Cet événement n’est pas nécessairement important, mais sans qu’on sache vraiment pourquoi, il cristallise tout ce qui était en germe depuis longtemps. Pour le Parti socialiste, alors au pouvoir, il semble bien que cet événement soit la gestion calamiteuse de la décision par le groupe ArcelorMittal d’arrêter les hauts-fourneaux de Florange en 2012.

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Et hop! un sondage! Le désarroi des politiques français face à l’incertitude

Dix-huit mois après le début de la pandémie, le monde politique n’a toujours pas pris la mesure de l’incertitude dans laquelle nous vivons désormais et de ce qu’elle implique. Le politologue Dominique Reynier le soulignait récemment: « Il n’est pas rassurant que dans ce climat d’incertitude et de grand chamboulement, on ait l’air d’aller à l’élection présidentielle comme si rien ne se passait (…) nous allons déchanter. » La difficulté d’admettre que le monde a changé définitivement est fréquente dans l’histoire, et elle se termine toujours mal lorsqu’on se fait rattraper par la réalité. Il est grand temps que le monde politique développe une culture de l’incertitude pour comprendre une époque qui change.

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Sortir de l’ordinaire: puiser notre énergie dans le quotidien et non dans l’idéalisme

Comment un collectif – famille, entreprise ou société toute entière – peut-il résister à un choc aussi profond et durable que celui de la Covid-19 sans se disloquer? Comment peut-il se reconstruire en évitant la polarisation entre extrêmes? La question n’est pas simple, mais elle n’est pas nouvelle. L’expérience d’un collectif anglais entre les années 30 et 50 peut aider à apporter une réponse… contre-intuitive.

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