Le pilote de l’avion: En incertitude, passez de la prédiction au contrôle

Plus le monde est incertain, plus nous sommes inquiets, et plus nous renforçons nos efforts de prédiction. C’est un paradoxe et il est sans issue. La clé en incertitude n’est pas la prédiction, elle est dangereuse, mais le contrôle. Cette posture générale implique sept idées très concrètes pour agir et se donner la possibilité de créer quelque chose de nouveau qui nous est propre.

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La singularité, clé de votre stratégie en incertitude

Comment faire de la stratégie en incertitude, quand les modèles sur lesquels on s’est appuyé historiquement sont fragilisés, et qu’on fait face à des défis inédits? Assez naturellement, on est tentés d’aller chercher des modèles à l’extérieur parce qu’inventer nos propres modèles est difficile, parce que les modèles extérieurs existent déjà et qu’ils se présentent comme des évidences, alors que nous sommes fragilisés par l’obsolescence des nôtres. Il faut pourtant résister à cette tentation et assumer sa singularité pour construire une réponse propre.

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Surprise stratégique: la difficile prise de conscience face à l’inédit

La prise de conscience qu’on se trouve face à un phénomène inédit est extrêmement difficile car celui-ci ne « rentre pas » dans nos modèles mentaux. L’adaptation de ces derniers, nécessaire pour rendre compte de la nouvelle réalité et lui donner un sens, peut prendre longtemps, ce qui retarde notre réponse. Cette difficulté est très bien illustrée par la réaction de deux journalistes qui commentaient en direct les attentats du 11 septembre 2001.

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Quand l’État est facteur d’incertitude

En théorie, selon notre modèle mental dominant, l’État est l’acteur qui fixe le cadre. Il est un facteur de stabilité, un réducteur d’incertitude dans un monde incertain. Il est, pour reprendre une fameuse expression, le « maître des horloges ». Il est celui qui agit pour le long terme alors que les acteurs privés, et le marché au premier chef, sont fixés sur le court terme. Mais ça, c’est la théorie. En pratique, il en va tout autrement. Aujourd’hui, l’État est devenu un facteur d’incertitude à part entière. Et c’est un véritable problème.

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Entrepreneuriat: la seule preuve d’une bonne idée est sociale

Qu’est-ce qu’une bonne idée? C’est la question à un milliard d’euros. C’est pourtant une mauvaise question. Car il n’existe pas de bonne idée dans l’absolu. Une bonne idée n’est pas un trésor caché quelque part, attendant d’être découvert ou « exécutée ». Une bonne idée, c’est un processus qui conduit à quelque chose de réel. Autrement dit, la preuve d’une bonne idée est sociale.

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En incertitude, faut-il garder le cap?

Nombreuses sont les organisations qui cherchent leur voie dans un monde marqué par l’incertitude. Existe-t-il des règles à appliquer pour ne pas se perdre et traverser la période sans trop de dommage? Des principes de management systématiques? on le souhaiterait tous, mais malheureusement ce n’est pas le cas. Ainsi, l’idée qu’il faille garder le cap, toute évidente qu’elle semble, est trompeuse.

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« On n’a pas le choix » ou la démission du stratège

L’importance des ruptures auxquelles nous sommes parfois soumis, et le côté impératif de certaines d’entre elles, peut nous empêcher de penser sereinement et nous amener à conclure que nous n’avons pas le choix de telle ou telle action. C’est pourtant faux. On peut même arguer que plus la rupture est importante, plus la crise est pressante, plus le stratège doit éviter de tomber dans le piège de la voie unique. Les organisations qui survivent aux crises sont en effet celles qui, précisément, trouvent une réponse originale et créative aux défis auxquels elles sont confrontées. « On n’a pas le choix », c’est la démission du stratège.

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Déjouer Cassandre: les deux risques du décideur face à la prédiction

Nous vivons dans une époque de très grande incertitude, où nombre de prédictions et de croyances fortement ancrées ont été brutalement démenties par les faits, notamment depuis les trois dernières années. Et pourtant nous continuons à faire des prédictions. Cela semble rationnel: nous voulons nous protéger contre les mauvaises surprises et nous préparer au pire. Mais cette préparation au pire a un coût important.

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Face à l’incertitude, que peut-on contrôler?

L’incertitude est anxiogène à de nombreux égards et souvent à juste titre. Définie comme l’absence d’information au sujet d’un phénomène donné, elle signifie souvent qu’on ne sait pas à quoi s’attendre, laissant la porte ouverte aux mauvaises surprises – perte d’emploi, maladie, accident, guerre, etc. et nous laissant désemparés. Car la crainte principale liée à l’incertitude est celle de la perte de contrôle où on ne peut plus rien prévoir ni planifier. Mais cette crainte repose sur une croyance qui est que seule la prédiction permet de contrôler. Or ce n’est pas nécessairement le cas, et les deux notions peuvent être dissociées, avec des conséquences importantes pour le management.

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