Et si le premier obstacle au changement était le dirigeant?
La capacité d’un collectif à surmonter les échecs et les blocages détermine sa survie. Lorsque cette capacité fait défaut, le premier responsable en est souvent le dirigeant lui-même. Combien sont en effet capables, lorsqu’un changement échoue, d’un diagnostic sincère – c’est-à-dire d’un diagnostic qui ne les épargne pas ? Que ce soit en politique ou en entreprise, la façon dont on lit une situation détermine ce qu’on est capable d’en faire. Or cette lecture est rarement neutre : elle reflète des convictions, des angles morts, une certaine idée de là où se situe le problème – en substance les modèles mentaux. Tant que le dirigeant ne s’inclut pas lui-même dans l’équation, il y a peu de chances qu’il trouve les bonnes réponses.