Revue de livre: Une brève histoire de l’avenir, Jacques Attali

Voilà un livre que l’on s’apprêtait à lire avec gourmandise: Attali essayant d’imaginer l’avenir à partir de la connaissance encyclopédique qu’il a du passé et du présent. Comme il le dit lui-même, l’exercice est difficile. Nombreux s’y sont essayés, sans succès et parfois avec ridicule. L’ouvrage commence par une magistrale histoire du monde en 40 pages – on n’en attendait pas moins de l’auteur. Attali estime que l’histoire a été structurée par 8 grands pôles qui chacun ont correspondu à une grande innovation. Bruges, Venise, Anvers, Gênes, Amsterdam, Londres, Boston, New-York et aujourd’hui Los Angeles. Selon lui, de siècle en siècle, l’humanité impose la primauté de la liberté individuelle sur toute autre valeur. Autrement dit,  l’histoire humaine est celle de l’émergence de la personne comme sujet de droit, autorisée à penser et à maîtriser son destin, libre de toute contrainte. L’histoire tend vers l’émergence ce qu’il appelle une démocratie de marché, modèle universel. Sur la base de cette analyse, Attali se lance dans une prédiction de l’avenir.

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100.000 Entepreneurs!

Saluons l’excellente initiative prise par l’association Horizons qui consiste à donner l’envie d’enteprendre aux jeunes. Pour cela, elle organise des visites d’entrepreneurs dans les lycées et collèges. Les entrepreneurs présent leur activité, leur passion. L’objectif, au-delà d’une promotion bien nécessaire de l’entrepreneuriat, est d’inciter les jeunes à ne pas avoir peur de l’avenir, et de leur offrir une autre vision de l’entreprise que celle traditionnellement véhiculée en France de manière caricaturale par les syndicats (exploitation des employés) ou la presse (scandales financiers).
Le site de l’opération 100.000 Entrepreneurs: ici. Si chaque entrepreneur accepte de consacrer deux heures à ce projet, l’impact peut être significatif.

Citizen Game: l’histoire de Kalisto, pionnier français disparu du jeu vidéo

Citizen Game est l’histoire de Kalisto, startup bordelaise spécialisée dans les jeux, de sa naissance en 1990 à sa liquidation en 2002, racontée par son fondateur et dirigeant, Nicolas Gaume. Nous avions mentionné une conférence très intéressante que Nicolas avait donnée à l’Ecole des Mines dans un billet précédent. L’aventure est édifiante et mérite d’être relatée. Créée en 1990, Kalisto connaît très vite un succès fulgurant, produisant quelques best-sellers mondiaux et travaillant avec les plus grands éditeurs et acteurs de monde du jeu et du multimedia. Pour soutenir sa croissance, l’entreprise est cotée en bourse. En 2000, l’effondrement des valeurs Internet l’empêche de faire un nouvel appel au marché, alors que contrairement à ses collègues de la nouvelle économie, son modèle économique et son activité sont fondamentalement sains (produits, chiffre d’affaire, clients, réputation, etc.) Sans cet apport d’argent, la société est asphyxiée.
L’histoire de Kalisto, jusque-là conte de fées, se transforme rapidement en cauchemar où l’absurde le dispute au tragique. De héro, Gaume passe comme il le dit lui-même au stade de zéro, de tocard. La presse, qui l’avait encensé, le descend désormais en flamme (grand classique, à méditer pour les impétrants). Il y a quelque chose de tragique dans la disparition de Kalisto. Dans n’importe quel pays normalement constitué, l’entreprise aurait rapidement trouvé un investisseur pour la recapitaliser, sur la base de ses fondamentaux en bêton armé. Mais pas en France. Le livre dépeint l’amateurisme désinvolte et pétochard de la COB, les banquiers ne valent guère mieux et l’auteur reconnaît volontiers sa naïveté de novice dans un univers, la finance, qu’il découvre à marche forcée, mais toujours semble-t-il avec un temps de retard.
L’histoire de Kalisto est celle d’un gâchis absurde, d’une mort qui n’aurait pas du se produire. Le livre montre bien qu’il ne suffit pas d’avoir de superbes produits pour réussir, mais qu’il faut savoir s’entourer et que la stratégie de financement devient primordiale lorsque la croissance de l’entreprise démarre vraiment. Il montre également le manque crucial d’experts et de culture entrepreneuriale dans notre pays à l’époque (les choses se sont un peu améliorées depuis heureusement). Enfin, il montre aussi la difficulté spécifiquement française d’accepter la prise de risque: l’entrepreneur qui échoue est forcément un escroc et un salaud: Gaume fut publiquement insulté dans les médias et traîné en justice par des actionnaires, alors qu’il s’était endetté lourdement dans les derniers mois de la vie de l’entreprise pour essayer de la sauver et payer les salaires de ses employés (il a été blanchi depuis). Le livre devient franchement émouvant lorsque Gaume apprend la mort de son père au plus fort de la crise de Kalisto puis, quelques jours plus tard, de son grand-père. Un jour peut-être, l’échec honnête sera reconnu en France pour ce qu’il est, le prix à payer pour réussir à créer des entreprises, des emplois et de la richesse. Si ce livre, passionnante histoire entrepreneuriale, peut y contribuer, ce sera beaucoup.

Le livre sur Amazon: Citizen Game.

Rencontres de l’entrepreneuriat et colloque académique, 13 et 15 décembre 2006

Sous l’égide de la Présidence de la CCIP et de la Direction de l’enseignement, des rencontres de l’entrepreneuriat sont organisées en deux colloques, les 13 et 15 décembre 2006.

Le 13 décembre le colloque aura pour thème "De la création à la grande entreprise : quelles stratégies d’entrepreneuriat, quels profils d’entrepreneurs ?"

Le 15 décembre, le colloque aura pour thème "Entreprendre à l’international : comparaisons États-Unis – Europe". Ce colloque académique est conçu et organisé par la Délégation à la Recherche d’Advancia, école niveau Master de la CCIP dédiée à l’entrepreneuriat. L’objectif de cette journée est à la fois scientifique et pratique. Il vise à donner une représentation synthétique des questions que pose l’entrepreneuriat lorsque l’on aborde l’internationalisation de la TPE et de la PME.
Quatre groupes de thèmes seront abordés à la faveur d’intervenants, d’experts académiques, et d’experts incubateurs dont les intervenants américains :

– Christopher SPENDER, Leeds University
– Gerald SANDERS, San Francisco Science, FemSuite LLC, Said Business School of Oxford University.
– J.S ENGEL, University of California, Berkeley.
– G. DRORI, Stanford University
– Bill FONTANA, Pace University

Le programme complet du colloque ainsi que le bulletin d’inscription se trouvent ici. L’inscription est sans droit d’entrée.

Semaine des Business Angels

Voilà une excellente initiative qu’il faut encourager: Initiée par France Angels, association française pour la promotion de l’investissement privé par les Business Angels, la Semaine des Business Angels est une initiative soutenue par Renaud Dutreil, Ministre des PME, du commerce, de l’artisanat et des professions libérales, réalisée en partenariat avec BFM.

La Semaine des Business Angels est l’occasion de présenter au plus grand nombre l’activité des Business Angels et des réseaux locaux de Business Angels. Elle a lieu du 27 novembre au 1er décembre dans plusieurs villes de France.

Le Business Angel est une personne physique qui investit une part de son patrimoine dans des projets de création d’entreprises innovantes à fort potentiel, et qui met à disposition des entrepreneurs ses compétences, ses expériences, ses réseaux relationnels et son énergie d’entrepreneur. C’est un acteur clé du financement de la création et du développement des entreprises innovantes.

Le nombre de Business Angels en France a quadruplé ces 4 dernières années. Il devrait encore augmenter rapidement et considérablement dans le futur pour permettre à notre pays de combler son retard dans le financement d’amorçage des sociétés innovantes.

Inscription sur le site ici: Semaine des Business Angels.

Intervention du Pr. Martin Hinoul sur le « Modèle Louvain »

Vendredi matin, le Réseau d’Etudes sur le Management de l’Innovation accueillera le Pr. Martin Hinoul, en charge du développement économique de la région de Louvain. Le Pr. Hinoul présentera de façon très concrète « Le modèle Louvain » ; les dispositifs qui ont été mis en place pour attirer et créer sur ce territoire des entreprises innovantes à forte valeur ajoutée, dans différents secteurs high-tech.

Le nombre de places est limité et l’inscription est obligatoire auprès de reseau.innovation at gmail.com.

Le Pr. Hinoul est titulaire d’un Ph.D. en physique et d’un 3ème cycle en gestion des entreprises de l’Université Catholique de Louvain. Il a effectué des travaux de recherches postdoctoraux à Stanford University et au M.I.T., ainsi que dans différents laboratoires en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Il a commencé sa vie professionnelle chez Bell Telephone Alcatel (à l’époque ITT) en Belgique, où il a dirigé le département recherche. Le Pr. Hinoul a été Attaché en charge des technologies à l’ambassade de Belgique à Washington, D.C (1990-98), après avoir assuré la même fonction au Consulat Belge à Los Angeles (1984-90). En avril 1998 Martin Hinoul est devenu Business Development Manager pour la « Grande région de Louvain ». En août 2001, Martin Hinoul est devenu Chef de Cabinet au Ministère Flamand de l’Economie. En juillet 2003, il est revenu à l’Université Catholique de Louvain en qualité de Business Development Manager. Le Pr Hinoul est administrateur de différentes sociétés.

L’écoute des silences

On m’a signalé l’existence d’un livre très intéressant sur l’innovation; il s’agit de l’écoute des silences par Thierry Gaudin. Ne le cherchez pas sur Amazon ou chez votre libraire: publié en 1978, il est épuisé, et c’est fort dommage. Heureusement, l’auteur a eu la bonne idée de le mettre en accès libre sur Internet. Réflexion très riche sur l’innovation, on y trouve également des considérations sur les institutions ("Les institutions contre l’innovation"), sur la recherche scientifique, l’histoire des techniques et le contrôle social de la technologie.
Le livre en version html, word et PDF ici.
Le site perso de Thierry Gaudin, qui travaille actuellement sur la prospective, ici.

eMule

Entendu dans une émission de radio: seulement 2% des écrivains vivent de leur métier. On peut penser que la proportion est encore plus faible chez les musiciens. Quand on sait que 100% des éditeurs de musique vivent de leur métier, de même que 100% des librairies, 100% des vendeurs de disque, 100% des agences de publicité, 100% des télévisions et 100% des avocats, dans l’intérêt de qui est-ce vraiment de tuer eMule et de supprimer le peer-to-peer? Pas des écrivains ni des musiciens, assurément.

Croissance des PME: pour en finir avec le plafond de verre

Je réagis à l’excellente tribune d’Emmanuel Leprince, délégué Général du Comité Richelieu, parue dans Les Echos du 23 août dernier. Emmanuel reprend un thème qui lui est cher, et qui devrait nous l’être à tous: l’incapacité de la France à générer de nouveaux leaders mondiaux. Il part en effet du constat que les entreprises françaises les plus performantes sont anciennes, et par là même reflètent plus une période passée, celle où l’on savait créer des géants, qu’un véritable dynamisme industriel. En gros, le CAC40 et le désert français. Il s’agit donc de savoir comment remédier à cette situation quand dans le même temps les Etats-Unis créent Google, Microsoft et on en passe, mais aussi, plus inattendu, le Mexique, le Brésil, la Chine et l’Inde commencent eux aussi à produire des champions globaux.
Sans surprise, Emmanuel critique la philosophie actuelle qui a amené à la création de l’Agence pour l’Innovation Industrielle en indiquant "Ce n’est pas en subventionnant avec de la dette publique de grandes entreprises profitables et qui n’ont pratiquement plus rien de français que l’on fera émerger en France le futur Google". Plus surprenant, et difficile à comprendre quand on connaît ses efforts pour faire créer un Small Business Act français, c’est à dire une loi obligeant les administrations à acheter aux petites entreprises, Emmanuel commence par une charge contre une tentation purement libérale qu’il qualifie de naïve. La solution, selon lui, n’est pas dans une diminution du rôle de l’Etat pour laisser jouer le marché, mais dans une meilleure organisation des aides.
La suggestion est alors la suivante: plutôt que de maintenir un système d’aides éparpillé, il faut "identifier aussi bien que possible, et en particulier sur la base des pôles de compétitivité, les quelques centaines de nouvelles entreprises détenant le potentiel de devenir leaders mondiaux dans leur domaine."
Une fois les heureux gagnants sélectionnés, il suffit de les arroser avec les aides auparavant distribuées trop largement. En effet, "il serait autrement plus efficace de coordonner ces mécanismes en un faisceau concentré sur celles dont le fort potentiel aura été reconnu."

Cher Emmanuel, et si cela était précisément la mauvaise solution? L’Agence pour l’Innovation Industrielle est une imbécilité, tout le monde semble à peu près d’accord sur la question désormais. Mais imaginer un système de labellisation peut être pire encore. Car naturellement, la question qui se poserait alors serait: qui labélise? Et sur quels critères? On retourne avec un tel système sur l’éternel problème des philosophes
politiques: qui gardera les gardiens? La véritable révolution
démocratique, qu’on eu tant de mal à admettre nos grands parents, est
que tout le monde se garde les uns les autres. Merci Montaigne.

Citer Google est particulièrement intéressant, car le cas de cette entreprise hors norme montre précisément les dangers d’une telle approche. Google a débuté en 1997 en arrivant bon dernier sur un marché que tout le monde estimait non seulement saturé, mais totalement sans intérêt. L’entreprise a été créé par deux professeurs nimbus sans la moindre notion de gestion, sans business plan et ils n’ont trouvé un business model qu’en… 2001!!! Jamais Google n’aurait été sélectionné comme "ayant un fort potentiel".
Nous savons trop comment, en France, on sélectionnerait les forts potentiels. On regarderait combien de polytechniciens et d’HEC se trouvent dans l’équipe, on aurait besoin de trouver un équivalent américain contre lequel il faudrait créer un champion français, et le Président de la République viendrait serrer les mains devant les caméras en disant "j’aime beaucoup ce que vous faites".

Rien ne serait pire qu’une centralisation des aides, qui reviendrait à inventer un monopole de la croissance forte dans lequel les gueux – les entrepreneurs sont souvent des gueux, surtout ceux qui finissent par réussir – n’auraient aucune chance. L’histoire récente a, au contraire, montré que ce qu’il faut, c’est maintenir une diversité des sources de financement, et en particulier encourager l’investissement privé. N’en déplaise à certaines élites bien pensantes, c’est en développant le marché, et en ouvrant le système, que nous pourrons créer un écosystème de futurs champions. C’est donc au contraire pour l’éparpillement qu’il faut militer. Qu’un endroit bloque, on pourra aller ailleurs.

Un regard extrême d’orient sur notre vieille Europe

Appartenant à la race des français ayant rencontré le succès à l’étranger, Charles Gave (Ici Hong Kong, les français parlent aux français) était de passage à Paris la semaine dernière pour présenter son nouveau livre «C’est une Révolte ? – Non, Sire, c’est une Révolution!». Le titre, un brin provoquant, prend tout son sens quand on lit le sous-titre : « l’intelligence prend le pouvoir. »

Dressant dans le registre de l’économie politique un portrait du monde où les frontières ne sont plus étanches à la circulation accélérée de la matière grise, Charles Gave nous aide à reprendre espoir : oui, des contrées favorables aux entrepreneurs existent bien (je sais, c’est un peu cliché mais on l’avait presque oublié).

Ce qui est moins banal, c’est comment cet ouvrage nous aide à réfléchir simplement sur des sujets actuels que tant d’experts aiment à analyser avec un langage compliqué afin de satisfaire leur propre envie de paraître intelligent. On sent que ce vieux briscard de la finance qu’est Charles Gave a surtout une idée en tête : rester factuel et nous renvoyer une image du monde des affaires tel qu’il se dessine.

Implacable dans ses propos, on sent bien que l’auteur jubile à nous expliquer le rôle essentiel des acteurs financiers dans l’allocation des ressources aux entrepreneurs. Les financements vont toujours vers les meilleurs projets, et même si les mauvais investissements sont possibles (l’erreur est humaine), globalement ça marche : le cycle de l’innovation – gains de productivité – investissement s’entretient grâce à une petite poignée d’individus qui acceptent de prendre un risque (les entrepreneurs, vous l’aviez déjà compris).

Evidemment, ces règles universelles rencontrent sur la surface terrestre des agents perturbateurs : les Etats. Dans ce registre, la « sociale-démocratie » à l’européenne (épicentre : Paris, France) en prend plein pour son grade, et M. Gave en profite pour nous faire réfléchir sur les mythes sur lesquels cette idée politique généreuse s’appuie pour prendre des mesures autoritaires et souvent électoralistes. Par exemple l’illusion qu’une balance commerciale positive est une bonne chose et qu’en conséquence les importations massives un handicap. Ce sophisme, largement détourné dans notre pays pour railler la politique américaine, est dans l’ouvrage brillamment illustré avec le modèle économique de Dell : pour son marché US, Dell achète un ordinateur à un fabriquant basé à Taiwan, ce même fabricant y intégrant des logiciels Microsoft et de puces Intel (moins chers, naturellement que le prix de revente du PC fini) : il y a donc plus de dollars US que de monnaies asiatiques qui changent de mains. Mais dans ces échanges, les US vendent leurs puces et logiciels avec des marges supérieures à 80% tandis que les constructeurs asiatiques, dans un rôle d’intégrateur et de fabricant de claviers, peinent à dépasser les 5% : vendre des gains de productivité est un luxe que l’on peut se payer quand on innove. Les statistiques nationales et les manipulations publiques de ces chiffres dont les décideurs font gorges chaudes ne mesurent donc pas l’efficacité sous-jacente de ces modèles de développement sous forme de plates-formes industrielles mondiales. Innovation über alles, donc.

Vous me direz : pourquoi faire un lien entre les problèmes quotidiens de l’entrepreneur et la macro-économie ? Réponse d’après Charles Gave : les Etats qui ignorent la véritable place de l’entrepreneur et qui, au dessus de nos têtes, manipulent la monnaie pour tenter de pérenniser, dans notre hexagone en particulier, un modèle social séculaire inadapté au monde d’aujourd’hui. Je crois me souvenir que Jacques Rueff disait : « tant que l’on me prête de l’argent, je continuerai de commander à mon tailleur un costume par semaine ! ». Aussi, avec un mauvais usage de la monnaie par une allocation publique consacrée à trop de dépenses de structure (consommation ou remboursement des intérêts de la dette par le crédit) tout en menant une politique fiscale décourageant l’investissement nécessaire aux gains de productivité (combien de Business Angels en France ?), nos armées de bureaucrates français et européens ont créé un gouffre qu’il va bien falloir reboucher, et l’on risque de devoir jeter le bébé (l’entrepreneur !) avec l’eau du bain.

Le livre de Charles Gave est un vrai plaidoyer pour un usage du monde comme il est. A lire pour savoir si l’on est prêt à prendre un aller simple pour Bengalore. Sauve qui peut !

Le livre sur Amazon.