Un management « plus humain », ça ne veut rien dire 

Le management aime les tartes à la crème et à ce titre, le souhait d’un management « plus humain » figure en bonne place. Après tout, qui pourrait être contre? Personne ne souhaite un management inhumain, ou non humain. Et c’est bien là le problème: si personne ne peut être contre, c’est que ça ne veut rien dire ou, pire, que chacun y met ce qu’il veut. Un management extrêmement exigeant peut être humain, au sens où il tire vers le haut et permet d’accomplir des exploits, tandis qu’une humanité de façade peut être toxique.

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La quête de la grande idée, maladie infantile du management

Le modèle de management prédominant exige que le PDG soit visionnaire, qu’il ou elle ait une « grande idée » qui va guider le développement stratégique de l’entreprise. Il proclame que l’existence de cette vision est une condition indispensable à la performance, et qu’elle est en particulier nécessaire si l’entreprise veut être pionnière dans son industrie. Evident? Pas pour tout le monde, et en particulier pas pour Steve Jobs.

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En incertitude: Est-ce d’une stratégie dont votre organisation a besoin?

Le choc de la Covid au printemps 2020 a fait voler en éclats les plans stratégiques, et les entreprises sont lancées ensuite dans une mise à jour de ceux-ci à marche forcée pour pouvoir redémarrer. La nécessité d’avoir une stratégie claire en période d’incertitude fait en effet partie des modèles mentaux dominants du monde du management. Après tout, face à l’incertitude, il faut un cap clair pour les équipes, non? Il faut une vision! Il faut une stratégie! Eh bien non, pas vraiment; en tout cas ça dépend de ce qu’on appelle « stratégie ».

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Steve Jobs et Lew Platt, deux styles de leadership

L’avalanche de louanges qui s’est abattu sur Steve Jobs à l’occasion de son décès devrait nous inciter à un peu de prudence… Certes l’homme a connu une réussite extraordinaire et s’est donné vers la fin une image de philosophe, notamment dans sa mémorable adresse aux étudiants de Stanford, mais il est important de considérer la carrière du grand homme dans son intégralité avec ses facettes glorieuses et celles qui le sont moins. A ce sujet, on lira avec profit deux livres passionnants sur Apple. Le premier s’intitule tout simplement Apple, et est écrit par Jim Carlton. C’est un classique. Le second s’appelle, avec beaucoup d’humour, Infinite loop, et il est écrit par Michael Malone. Infinite loop, ou boucle infinie, c’est ce qui arrive quand un informaticien se plante dans son code et que ce dernier tourne à vide à l’infini. L’image décrit bien la spirale infernale qui fut celle d’Apple jusqu’à la fin des années 90, en état de mort clinique au moment où Jobs revient.

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Steve Jobs, un leader de type 4

Suite à mon post élogieux sur l’adresse de Steve Jobs – devenu philosophe et sage – aux étudiants de Standford, un ami m’a fait fort justement remarquer que le personnage avait d’autres facettes, disons, moins positives. Pour ceux que le sujet intéresse, on lira avec profit deux livres passionnants sur Apple. Le premier s’intitule tout simplement Apple, et est écrit par Jim Carlton. C’est un classique. Le second s’appelle, avec beaucoup d’humour, Infinite loop, et il est écrit par Michael Malone. Infinite loop, ou boucle infinie, c’est ce qui arrive quand un informaticien se plante dans son code et que ce dernier tourne à vide à l’infini. L’image décrit bien la spirale infernale qui fut celle d’Apple jusqu’à la fin des années 90. Jobs est en fait un leader 4 typique, pour reprendre la classification de Jim Collins dans Good to Great: un génie entouré de mille assistants qui fait tourner l’entreprise autour de sa forte personnalité. Avec les avantages et les inconvénients. Les leaders 4 talentueux propulsent leur entreprise aux sommets, mais en faisant reposer ce succès sur leur seul talent ne bâtissent rien de durable et exposent l’entrepris à un déclin brutal lorsqu’ils meurent ou prennent leur retraite.

L’adresse de Steve jobs aux étudiants de Stanford: « Stay hungry. Stay foolish »

Beau discours de Steve Jobs lors de cérémonie de remise des diplômes à Stanford. Mêlant humour, ironie et gravité, Jobs évoque trois périodes cruciales de sa vie: lorsqu’il a abandonné ses études, lorsqu’il s’est fait virer d’Apple, la société qu’il avait fondée, et lorsqu’il a failli mourir. Intéressant lorsqu’il mentionne qu’il est parfois indispensable de faire des choses inutiles, car elles peuvent un jour servir, et de manière inattendue. C’est ce qu’il appelle « connecting the dots ». Pour lui, c’est la calligraphie, qu’il a pratiquée un temps avant de se tourner vers autre chose. Il prétend que dix ans plus tard, cela lui a donné l’idée de créer des polices de caractères graphiques et variées en développant le Mac. Le temps perdu à faire des choses « inutiles » est une activité que les innovateurs connaissent bien…

Surtout, et s’adressant à des étudiants de l’une des plus prestigieuses universités des Etats-Unis, Jobs leur recommande de tracer leur propre chemin en faisant ce qu’ils aiment avant tout. Notez qu’il ne dit pas « poursuivez vos rêves », que l’on entend souvent, mais « Faites ce que vous aimez ». C’est différent. Un lointain écho de notre ami Jim Collins
Le discours de Jobs: http://news-service.stanford.edu/news/2005/june15/jobs-061505.html.

La version video: http://youtu.be/UF8uR6Z6KLc

Mise à jour 6 octobre 2011: RIP

Jef Raskin, ou la véritable histoire du Macintosh

Décédé en 2005, Jef Raskin, est l’inventeur du concept original du Macintosh en 1979. C’est quelqu’un d’important, et pas seulement pour des raisons sentimentales liées au mythe du Mac. Raskin, c’est l’inventeur solitaire aux prises avec la bureaucratie et les enjeux politiques qui freinent tant d’innovations, même dans une jeune société comme Apple en 1979.

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