Le manque de croissance en France n’est pas technique, il est culturel

La France a un problème de croissance en général, et de ses entreprises en particulier. Si elle crée beaucoup d’entreprises, grâce à une forte énergie entrepreneuriale, celles-ci ne deviennent pas des champions: aucune PME n’est passée au rang de grande entreprise cotée en vingt-cinq ans. Les explications habituelles, investissement insuffisant, marché fragmenté, cachent l’essentiel : un modèle mental hostile à la croissance, dont les coûts, perte de souveraineté et appauvrissement, sont diffus mais réels. Or dans un monde en mouvement, la croissance n’est pas un luxe mais une nécessité si nous voulons conserver notre niveau de vie et notre modèle social. Il devient donc urgent de revoir notre modèle.

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Monopoles et souveraineté: les deux leçons de la banalisation des modèles d’IA

La course à la puissance des modèles d’intelligence artificielle repose sur une idée simple: être à la « frontière » de la technologie est la source d’un avantage concurrentiel durable. La théorie de l’innovation de rupture suggère l’inverse. Dès que la performance dépasse les besoins, elle cesse d’être valorisée; l’offre se banalise et la valeur se déplace. Une dynamique qui éclaire aussi le débat sur la souveraineté.

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‘Choose France’: l’arbre versaillais qui cache la forêt de la désindustrialisation française

Attirer des investisseurs étrangers en France, c’est très important. Garder ceux qui y sont, c’est aussi important. Derrière les paillettes du grand show ‘Choose France’ à Versailles, la réalité est qu’il est difficile d’investir en France, en particulier pour y construire des usines, comme l’ont souligné récemment quelques grands patrons. Inverser la désindustrialisation française se fera par un travail de fond sur la réglementation, et pas seulement par quelques gros coups médiatiques. Dans un monde gouverné par l’immédiat et la comm, ce n’est pas gagné d’avance.

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Le Doliprane ou l’illusion tragique de la souveraineté française

La saga du Doliprane défraie la chronique au point qu’on a l’impression que la survie de la France est en jeu. Les politiques rivalisent de déclarations solennelles sur la souveraineté, l’indépendance et la réindustrialisation de notre pays. Que cette souveraineté repose sur la maîtrise de la fabrication d’un médicament vieux de plus d’un siècle, vendu quelques euros, et dont le principe actif restera de toutes façons importé de Chine, ne manque cependant pas d’interpeller. Avons-nous perdu la tête? Et si, derrière le bruit et la fureur, cette affaire ne révélait pas finalement une illusion française tragique sur les sources de la puissance et de l’indépendance?

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Souveraineté et politique industrielle: les questions que pose la relocalisation du paracétamol

Le gouvernement français veut donc relocaliser toute la chaîne de production de paracétamol en trois ans. Médicament le plus vendu en France avec 500 millions de doses par an, il est utilisé comme antalgique. Annoncé en fanfare, le plan de relocalisation est une réponse aux ruptures d’approvisionnement durant la crise du Coviid, mais il pose des questions fondamentales sur la notion de souveraineté et sur les croyances qui sous-tendent la conception qu’en a la France.

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Faut-il avoir peur du plan chinois d’intelligence artificielle?

Il n’y a rien qui fascine autant un intellectuel français, qu’il soit de droite ou de gauche, qu’une bonne dictature. Il en vantera toujours l’efficacité, la clairvoyance, la détermination, et l’ambition, en l’opposant au court-termisme souvent chaotique de nos démocraties occidentales chamailleuses et fatiguées. Nous avons ainsi eu droit récemment à une belle émission (C dans l’air) nous mettant en garde contre le plan chinois d’intelligence artificielle. Les chinois, nous y expliquait-on, ont une vision à « 50, 100 ans », avec l’IA, les routes de la soie, et le crédit social entre autres choses tandis que l’Europe avance à tâtons, quand elle avance, ce qui est rare. Alors faut-il avoir peur du plan chinois? Je ne pense pas.

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