Pourquoi croyons-nous des choses… vraies? Poser les bonnes questions pour comprendre le monde

La façon dont nous regardons le monde – via nos croyances – détermine les questions que nous posons, et les questions que nous posons ouvrent des perspectives ou, au contraire, en ferment, sur les grands sujets. Et sur nombre de ces sujets, nous nous trompons de question. Nous voulons lutter contre la pauvreté alors qu’il faut comprendre pourquoi il y a de la richesse, lutter contre le crime au lieu de comprendre pourquoi certains résistent à sa tentation, ou lutter contre les fake news au lieu de nous demander pourquoi certains les ignorent. L’épistémologie sociale – c’est-à-dire l’étude de phénomènes tels que la connaissance, la croyance et la compréhension dans la société – a donc besoin d’une inversion explicative: si nous voulons comprendre le monde et aborder les grands sujets de notre temps avec succès, il faut poser les bonnes questions.

(suite…)

Éloge de l’indirection, ou comment les problèmes ne sont pas toujours résolus par la résolution de problème

La résolution de problème est un paradigme universel et pourtant très dangereux. Nous croyons en effet que le monde est rempli de problèmes, et que nous pouvons les résoudre, pour peu qu’on s’y mette vraiment. C’est pourtant faux. Beaucoup de problèmes sont résolus de façon indirecte, grâce à une solution qui n’avait pas été imaginée par ceux qui y étaient confrontés. Il est donc important de laisser se développer l’innovation gratuite, c’est-à-dire des solutions sans problème, même si cela semble aberrant.

(suite…)