6 étapes pour créer son entreprise: la folle recommandation de BPIFrance

C’est à désespérer. Dans sa dernière newsletter, BPIFrance-Création nous livre une très belle infographie intitulée « 6 étapes pour créer son entreprise ». On y découvre qu’il faut d’abord évaluer et valider l’idée, puis étudier le marché, puis chiffrer le projet, après quoi on le financera, puis on choisira la bonne structure et on pourra enfin créer l’entreprise. C’est beau. C’est logique. C’est impeccable. Ça ne marche pas, personne ne fait comme ça, c’est totalement contre-productif de procéder ainsi, et pourtant on continue à dire qu’il faut faire comme ça. On arrête quand cette folie?

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Effectuation, la logique d’action des entrepreneurs: 20 ans après

Comment les entrepreneurs prennent-ils leurs décisions? Comment et pourquoi démarrent-ils? Comment développent-ils leur entreprise? Comment arrivent-ils à transformer le monde et à créer de nouveaux produits, de nouveaux marchés et de nouvelles organisations? Pendant longtemps, les réponses semblaient évidentes: les entrepreneurs sont des gens exceptionnels, des super-héros dotés de capacités hors du commun, visionnaires, charismatiques, capable d’entraîner le commun des mortels dans des tâches sur-humaines. En cohérence avec cette vision de l’entrepreneur, le processus entrepreneurial lui-même reflétait cette vision: tout commence par la perception d’une opportunité par un entrepreneur particulièrement alerte; puis cet entrepreneur conçoit une grande idée pour exploiter cette opportunité, développe un plan d’action avec des objectifs clairs pour la réaliser, et soumet ce plan à des investisseurs pour lever des fonds. Une fois cela fait, l’entrepreneur met en œuvre le plan qui se traduit soit par la réussite et la croissance, soit par l’échec.

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Les trois principes qu’utilisent les entrepreneurs pour contrôler leur prise de risque

Un des mythes les plus tenaces de l’entrepreneuriat est que les entrepreneurs aiment les risques. Or rien n’est plus faux. Les entrepreneurs n’aiment pas le risque, aucune étude n’a jamais montré cela. Ce que les études montrent, c’est que les entrepreneurs acceptent de prendre des risques, car ils reconnaissent que c’est nécessaire, mais qu’il essaient de les contrôler. Comment font-ils?

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Pourquoi il faut créer une science de l’artificiel

Nous vivons dans un monde très largement artificiel. Vous en avez certainement conscience en lisant cet article sur votre téléphone, votre tablette ou votre ordinateur, installé dans une chaise ou un fauteuil, dans une maison, un immeuble ou dans le train. Nous sommes entourés d’une myriade d’objets artificiels, des artefacts (du latin factum, faire, et ars, artis pour artificiel). Même des choses qui nous semblent naturelles sont artificielles: un champ de blé cultivé est artificiel, il n’existe pas à l’état de nature; les pommes et les tomates que nous mangeons sont artificielles, elles n’ont rien à voir avec ce que mangeaient nos ancêtres et même nos grands-parents il y a seulement quarante ans. Un paysan du Larzac ou un agriculteur bio eux-mêmes vivent dans un univers largement aussi artificiel qu’un céréalier de la Beauce. Tous les trois seraient des extra-terrestres pour nos ancêtres.

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Risque, opportunité : et si nous changions nos modèles mentaux ?

« Risque et opportunités »: Ces deux termes sont au cœur de la pensée économique et surtout entrepreneuriale. Or ils sont problématiques dans la façon dont ils sont principalement compris aujourd’hui. Je propose dans ce qui suit de montrer comment ils sont liés l’un à l’autre et surtout vous proposer une autre façon de les concevoir; autrement dit j’aimerais vous inviter à changer vos modèles mentaux sur ces deux concepts.

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Vaut-il mieux échouer en visant haut que réussir en visant bas? Pas si sûr!

« Il vaut mieux échouer en visant haut que réussir en visant bas. » C’est ce que déclarait un entraîneur d’une équipe de football américain. Comme très souvent, de telles déclarations sont prononcées sur le ton de l’évidence et cachent un modèle mental ignoré par leur auteur, modèle dont on peut tout à fait prendre le contre-pied: et si, au contraire, il valait mieux réussir en visant bas qu’échouer en visant haut? C’est particulièrement important management en général et en entrepreneuriat en particulier.

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Mobiliser l’entrepreneuriat au service de la transformation organisationnelle: oui mais comment?

La question de la transformation organisationnelle continue de représenter un défi qui semble parfois insurmontable pour les grandes organisations confrontées aux changement profonds de leur environnement. Elles sont conscientes qu’il faut changer, font d’importants efforts pour cela mais souvent sans grand résultat. Ces dernières années, ayant fait le constat que les grands plans stratégiques soigneusement orchestrés suivant une logique apparemment impeccable ne menaient à rien, elles se sont tournées vers l’entrepreneuriat et toutes ses variantes (hacking, lean startup, etc.) avec une idée qui semble elle aussi très logique: dans une époque plus entrepreneuriale, la clé de la transformation organisationnelle c’est que nos collaborateurs deviennent plus entrepreneuriaux. Mais là encore les résultats sont décevants. Non seulement les grandes organisations tuent l’initiative entrepreneuriale à petit feu mais surtout, l’expérience montre que l’initiative entrepreneuriale même réussie ne contribue que modestement à la transformation. Il faut mobiliser l’entrepreneuriat de façon différente. Mais comment?

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Les entrepreneurs sont-ils des explorateurs?

J’intervenais récemment dans un séminaire d’innovation où l’un des participants soulignait la particularité de l’entrepreneuriat et de l’innovation en prenant comme métaphore celle de Christophe Colomb partant découvrir l’Inde et finissant en Amérique. Colomb cherchait quelque chose qu’il n’a pas trouvé, il a trouvé quelque chose qu’il ne cherchait pas, et le trajet a été incertain et assez stressant. La métaphore semble bien convenir à la démarche entrepreneuriale classique, mais elle souffre d’un défaut majeur: l’entrepreneuriat n’est pas une question de découverte, mais de création.

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Pour en finir avec le « servant leader »: vive l’ego!

Faut-il en finir avec l’ego surdimensionné des managers? La question peut se poser lorsqu’on voit les effets dévastateurs que l’egotisme, défini comme une opinion exagérée de sa propre importance, continue d’avoir sur les organisations qui y laissent libre cours. En réaction à ces excès, certains experts ont développé la notion de servant leader, suivant laquelle le leader doit nier son ego et se mettre au service des autres. A l’heure où les individus deviennent plus autonomes et mieux éduqués, une telle notion paraît logique. Et pourtant, la seule solution aux ravages de l’égotisme serait-elle la censure de son ego et le sacrifice à la cause commune? Loin s’en faut car le servant leadership pose autant de problèmes qu’il en résout.

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