Laissez brûler la maison! Et si Friedrich Hayek avait gagné, finalement?

Pour beaucoup, Friedrich Hayek est le symbole de « l’ultra-libéralisme ». Son ouvrage contre le planisme, La route de la servitude, a connu un succès considérable. Écrit à la fin de la seconde guerre mondiale alors qu’il était généralement admis que l’économie devait être contrôlée par l’Etat, il l’a condamné pour longtemps à l’ostracisme dans les milieux intellectuels de gauche qui le voient comme un épouvantail. Ses idées ont pourtant été reconnues des années plus tard et son travail a même été couronné d’un prix Nobel. Mais cette reconnaissance au sein d’un cercle qui reste limité cache une réalité, qui est que ses idées ont été très largement admises en pratique, y compris et peut-être surtout à gauche.

(suite…)

Ces 12.000 soudeurs qui questionnent le modèle mental de l’éducation nationale

Il manque 12.000 soudeurs à l’industrie française, en particulier dans le nucléaire, en pleine renaissance. Et ce n’est pas le seul secteur où il manque des postes. Toutes les entreprises ont du mal à recruter. Les six familles professionnelles les plus en tension, soit 90 000 postes, sont des métiers de l’industrie et de la construction. Les aides à domicile et aides ménagères, les infirmiers et sages-femmes, les aides-soignants et les professions paramédicales sont également en forte tension. Même si les causes sont multiples, ces tensions sont en grande partie le produit du modèle mental français de l’éducation nationale, obsédé par le diplôme et l’abstraction.

(suite…)

Thomas Hobbes et la curiosité, ou pourquoi l’innovation est le propre de l’Homme

Déterminer ce qui différencie fondamentalement l’homme de l’animal est une question aussi ancienne que l’homme lui-même et les idées à ce sujet sont nombreuses. Un éclairage particulièrement intéressant est fourni par le philosophe Thomas Hobbes pour qui la curiosité est l’une des rares capacités qui différencient les êtres humains des animaux. C’est cette curiosité naturelle qui explique pourquoi l’innovation est le propre de l’Homme.

(suite…)

L’État entrepreneurial est une chimère

« L’État entrepreneurial » est un concept popularisé par l’économiste Mariana Mazzucato dans un livre éponyme. Celui-ci se veut une réaction à la rhétorique courante selon laquelle un État bureaucratique et inepte s’oppose à un monde entrepreneurial dynamique. Au contraire, Mazzucato prétend que la plupart des innovations actuelles, de l’iPhone aux biotechs en passant par Internet, sont dues à l’action de l’État. Sa conclusion est claire: l’État est l’innovateur le plus important pour résoudre les grands problèmes de ce monde, et c’est un concept d’avenir si les politiques ont le courage de le défendre. Pourtant, si l’idée est séduisante, Mazzucato joue sur les mots et tord l’histoire économique pour défendre une chimère.

(suite…)