L’entrepreneuriat ou l’art du compromis

De nombreux exemples de création d’entreprise montrent que l’idée n’est pas un préalable, mais représente au contraire un objet qui évolue et prend forme au cours du développement du projet. Cette évolution se fait au travers de négociations avec les parties prenantes du projet. L’entrepreneuriat serait-il l’art du compromis?

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Ce n’est pas d’argent dont les entrepreneurs ont besoin pour démarrer

Chaque fois que je présente l’effectuation, la logique des entrepreneurs, la première question que l’on me pose est « Mais si l’idée émerge au bout d’un certain temps et qu’elle n’a pas besoin d’être claire au début, comment faites-vous pour convaincre votre banquier de vous financer? » Cette question m’intrigue toujours, en partie parce que je ne vois pas souvent des entrepreneurs financés par leur banque; on a donc l’impression qu’on se pose un faux problème: il faudrait se conformer aux attentes de gens qui, de toute façon, ne vous apporteront rien?  Mais au-delà, l’effectuation suggère une réalité moins évidente, mais assez profonde: Ce n’est pas d’argent dont les entrepreneurs ont besoin pour démarrer.

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L’effectuation ce n’est pas l’orientation ou la fidélisation client

L’effectuation met en avant la nature sociale du processus entrepreneurial. Par cela, on entend que l’entrepreneur réussit en fédérant autour de lui un nombre croissant de ce que l’on appelle des parties prenantes, c’est à dire des acteurs qui s’engagent concrètement dans son projet en lui apportant des ressources. C’est ce que traduit le 3e principe de l’effectuation, le patchwork fou. Souvent ce principe est traduit un peu vite comme étant le principe de l’orientation client et, par extension, de la fidélisation client. C’est en fait très différent, voyons pourquoi.

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