Archives de Tag: petites victoires

Petite victoire et transformation: Déjouer la rationalisation de l’impuissance

Une notion cruciale dans le processus de transformation, qu’il s’agisse de transformer sa vie, son organisation, la société ou même le monde, est celle de contrôle. Le mot « contrôle » a parfois une connotation péjorative ; ici il ne s’agit pas de contrôler le monde, mais simplement celui qui nous entoure, notre monde à nous, notre milieu. Contrôle s’oppose ici à passivité et impuissance, au sentiment qu’il n’y a rien que nous puissions faire pour changer ce qui ne nous convient pas. La rationalisation de l’impuissance, le fait que les membres d’un collectif aient conclu qu’ils ne pouvaient rien pour faire changer celui-ci est un obstacle important à la transformation.

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Petite victoire et transformation: Pourquoi il faut partir de l’expérience vécue

Une des plus grandes frustrations ressenties par ceux qui veulent faire bouger un collectif (organisation ou société) est que, bien qu’ils soient persuadés d’avoir raison, ils ont du mal à entraîner les autres dans l’action. Penser ainsi qu’il suffit d’avoir raison pour que tout le monde soit d’accord avec nous et nous suive est malheureusement faire preuve de naïveté, et surtout ignorer les enseignements de la sociologie pourtant déjà anciens. L’engagement dans l’action n’est en effet que très partiellement une question d’idée avec laquelle nous sommes d’accord. Nous ne comprenons en général les choses qu’en fonction de notre expérience vécue, c’est-à-dire de ce avec quoi nous sommes familiers. La prise en compte de cet aspect de la transformation est clé.

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Sortie aujourd’hui de mon nouvel ouvrage « Petites victoires »

Mon nouvel ouvrage « Petites victoires: et si la transformation du monde commençait pas vous? » sort aujourd’hui.

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Éviction d’Emmanuel Faber, gouvernance et innovation: le court-termisme comme bouc émissaire

L’éviction du PDG de Danone, Emmanuel Faber, a fait couler beaucoup d’encre et chacun y est allé de son explication. Ce qu’on a beaucoup entendu est qu’elle marquait le triomphe du court-termisme financier sur la vision de long-terme et l’engagement sociétal. L’histoire serait celle d’un PDG engagé dans une démarche de changement du monde mis à bas par de sinistres financiers qui ne voient pas plus loin que le bout de leur lorgnette financière dans leur recherche de profit effrénée. Le bien contre le mal. Nous aimons les caricatures en France, mais celle-là a sans doute été poussée un peu loin. Emmanuel Faber a-t-il été victime du court-termisme financier? Loin s’en faut et, au-delà du cas Danone, la notion de court-termisme est un bouc émissaire certes pratique, mais qui masque la vraie question de la gouvernance et de l’innovation.

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