Archives de Tag: risque

4ème semaine du MOOC Effectuation: L’incertitude et le risque

La 4ème session du MOOC Effectuation est consacrée spécifiquement à l’incertitude et à la différence entre incertitude et risque. Revenons sur ces notions importantes…

Lire la suite

5ème semaine du MOOC Effectuation: Retour sur le contexte de l’effectuation

Difficile d’imaginer que c’est déjà la fin de ce MOOC et pourtant c’est vrai. Voici la cinquième semaine qui s’achève avec un retour sur le contexte d’utilisation de l’effectuation et la présentation du 5ème principe que nous avions gardé en réserve jusque-là…

Lire la suite

4ème semaine du MOOC Effectuation: Retour sur l’incertitude et le risque

La 4ème session était donc consacrée spécifiquement à l’incertitude et à la différence entre incertitude et risque. Revenons sur ces principes au nom parfois étrange…

Lire la suite

1ère semaine du MOOC Effectuation: Retour sur les quatre mythes de l’entrepreneuriat

Nous avons donc abordé avec les 8.500 participants de cette première semaine du MOOC Effectuation quatre des mythes les plus courants au sujet de l’entrepreneuriat: le fait que les entrepreneurs aiment le risque, le fait qu’il faille être visionnaire pour entreprendre, le fait que les entrepreneurs sont des experts en prédiction et, surtout, le fait qu’ils soient différents de nous. Revenons sur ces mythes…

Lire la suite

Risque, incertitude et cygnes noirs

Je réponds un peu tardivement à un excellent article de Guillaume Nicoulaud que ce dernier concluait par un tonitruant « le risque c’est l’incertitude et l’incertitude c’est le risque. » Je ne suis naturellement pas d’accord, et voici pourquoi.

Lire la suite

N’ayez pas peur ce n’est qu’une ampoule électrique – Les risques de l’innovation

Mon ami François m’a fait parvenir la photo d’une plaque qu’il a retrouvée dans la cave de sa vieille maison. Cette plaque était apposée dans les bâtiments nouvellement équipés d’éclairage électrique à la fin du XIXème siècle (à l’époque, l’éclairage se faisait au gaz). Je la reproduis ci-dessous:

Attention innovation dangereuse

Attention innovation dangereuse

D’abord on prévient gentiment l’utilisateur de ne pas essayer d’allumer sa lumière électrique avec une allumette. Ensuite on le rassure sur le fait que l’électricité ne présente pas de danger pour la santé et ne perturbe pas le sommeil.

Cette plaque illustre bien deux caractéristiques de l’innovation. D’abord la difficulté pour les premiers utilisateurs d’adopter l’innovation. Même pour ce qui nous semble aujourd’hui tout à fait trivial, utiliser une ampoule électrique, il a fallu l’équivalent d’un manuel d’instruction. Avant qu’elles ne passent dans les mœurs et deviennent invisibles, les innovations nous bouleversent. Une innovation est une innovation jusqu’à ce qu’elle fonctionne et soit assimilée. Qui s’émerveille encore en appuyant sur un interrupteur électrique?

La seconde caractéristique est la peur engendrée par les innovations. Comme pour le train, dont les scientifiques avaient prédit qu’il tuerait au-delà de 50 kilomètres par heure, il a fallu rassurer les utilisateurs d’électricité en leur indiquant que celle-ci n’était pas dangereuse. Cela nous paraît ridicule et nos ancêtres nous semblent bien timorés, jusqu’au moment où on se rappelle que nous faisons pareil avec les antennes GSM ou les OGM. Adopter l’éclairage électrique était un risque, comme consommer des OGM aujourd’hui. Mais sans risque, pas de progrès. Implicitement, nos ancêtres ont toujours appliqué la règle suivante: tant qu’on ne m’a pas montré que c’est nocif, je l’utilise. Alors que la France, qui a tellement peur de l’avenir et de l’innovation, a désormais adopté la règle inverse en inscrivant le principe de précaution dans sa constitution, voilà un exemple à méditer sérieusement. Merci François.

Mon nouvel article dans Forbes sur la culture des banques

Mon nouvel article, écrit avec mon collègue Milo Jones, est paru dans Forbes. Il est accessible ici.

Dans cet article, nous défendons l’idée que les crashs bancaires ne sont pas des accidents, mais au contraire le fruit d’une culture de déresponsabilisation et de non-maîtrise de ses produits. A moins que cette culture ne soit changée, les accidents continueront.

 

Prédiction, risque et incertitude: une expérience simple pour comprendre la différence

Il existe un moyen simple de faire comprendre à une audience la différence entre prédiction, risque et incertitude, c’est à dire entre les trois types d’environnement auxquels ont à faire face les entreprises. Pour cela, il faut se munir de trois urnes de type bocal: une urne transparente, et les deux autres opaques. On remplira la première de chocolats sous cellophane de deux types, disons la moitié de couleur marron, l’autre de couleur jaune. On remplira la seconde urne également de chocolats, mais rouges et bleus en quantité là aussi égale (pour simplifier). On remplira la troisième urne d’objets divers sans aucun lien entre eux: un stylo, un bonbon, une petite horloge, un chocolat, etc.

Lire la suite

Découverte ou création de marché? L’incertitude nous rend libres

L’un des concepts les plus importants, mais également les moins bien compris, du management est le concept d’incertitude. L’incertitude est souvent confondue avec le risque, or les deux n’ont rien à voir.

Utilisant le vocabulaire des probabilités, l’économiste prix Nobel Frank Knight définit le risque comme un futur dont la distribution d’états possibles est connue. Par exemple, si l’on met trois boules vertes et deux boules rouges dans une urne, on connaît le ‘risque’ de tirer une boule verte (60%). L’incertitude ‘knigthienne’, en revanche, correspond à un futur dont la distribution d’états est non seulement inconnue, mais impossible à connaître: on ne connaît pas le nombre de boules à l’intérieur de l’urne, et encore moins leurs couleurs, on ne sait d’ailleurs même pas s’il y a des boules et s’il y a une urne. Cette incertitude est objective : elle ne tient pas au manque d’information ou à l’incompétence de l’observateur mais à la nature même du phénomène. L’incertitude caractérise les environnements nouveaux et complexes comme les marchés en émergence ou les guerres.

Lire la suite

Le leadership dans la gestion du risque et de l’incertitude: Niveaux de discours et prise de responsabilité

Dans sa note à propos du film Margin Call racontant la chute de Lehman Brothers, Olivier Kempf évoque la question de la responsabilité. Il écrit qu’à chaque fois qu’on montait un échelon hiérarchique à qui on rendait compte du problème, celui-ci disait : ne me montre pas les chiffres et les formules, « speak English » : des professionnels de la banque refusaient donc cette logique de « chiffre et de formule ». Le manque de connaissance et de compréhension de leurs produits financiers par les dirigeants des banques est l’une des causes essentielles de la catastrophe: ces dirigeant n’avaient aucune idée des risques qu’ils prenaient. Cela est du à leur paresse intellectuelle et aussi au fait que les modèles utilisés pour mesurer le risque étaient viciés. Au delà, cela pose la question du rôle du leadership dans la gestion du risque et de l’incertitude.

Lire la suite