Archives de Catégorie: Effectuation

En situation de crise: Les trois lignes de conduite du dirigeant

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En ces temps d’épidémie de coronavirus, j’ai l’occasion de discuter avec des gens d’horizons très différents (urgentistes, chercheurs, indépendants, entrepreneurs, retraités, chefs d’entreprise, etc.) pour comprendre comment ils « vivent » la crise actuelle à la fois personnellement et professionnellement. De ces discussions, je peux tirer trois lignes de conduites que peut adopter le dirigeant face à la situation extrême et inédite que nous vivons.

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6 étapes pour créer son entreprise: la folle recommandation de BPIFrance

C’est à désespérer. Dans sa dernière newsletter, BPIFrance-Création nous livre une très belle infographie intitulée « 6 étapes pour créer son entreprise ». On y découvre qu’il faut d’abord évaluer et valider l’idée, puis étudier le marché, puis chiffrer le projet, après quoi on le financera, puis on choisira la bonne structure et on pourra enfin créer l’entreprise. C’est beau. C’est logique. C’est impeccable. Ça ne marche pas, personne ne fait comme ça, c’est totalement contre-productif de procéder ainsi, et pourtant on continue à dire qu’il faut faire comme ça. On arrête quand cette folie?

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Effectuation, la logique des entrepreneurs: 20 ans après

Aujourd’hui s’ouvrent les secondes journées francophones de l’effectuation (JFE), qui vise à devenir le rassemblement de tous les acteurs de cette approche originale de l’entrepreneuriat. 20 ans après les premiers travaux de celle qui en est à l’origine, Saras Sarasvathy, c’est l’occasion de faire un point sur son développement théorique et pratique.

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Je fais ma part pour changer le monde: et si le colibri avait tort?

Face à la liste semble-t-il interminable des problèmes du monde, chacun est amené à se demander ce qu’il peut faire. Alors que nous discutions de l’effectuation avec un ami et que je défendais l’idée que pour changer le monde il vaut mieux viser petit, celui-ci me répondait: « Ah oui, c’est comme le colibri, je fais ma part! » En fait non, pas du tout, le colibri n’est pas du tout la bonne métaphore pour changer le monde.

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Les trois principes qu’utilisent les entrepreneurs pour contrôler leur prise de risque

A l’occasion de sa visite en France, la chercheuse Saras Sarasvathy donnait vendredi dernier une masterclass sur l’effectuation, la théorie entrepreneuriale issue de ses recherches. Une des questions qu’elle a abordées est celle de l’échec entrepreneurial en montrant comment l’effectuation nous invite à repenser les notions d’échec et de réussite, et plus généralement comment les entrepreneurs gèrent le risque. Elle montre que les entrepreneurs utilisent trois principes pour contrôler leur risque.

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Mon nouvel article Harvard Business Review France: pour faire grand, visez petit!

Mon nouvel article publié dans Harvard Business Review France est écrit avec Dominique Vian (Skema) et s’intitule: pour faire grand, visez petit! Il montre comment les entrepreneurs qui changent le monde ne commencent pas nécessairement avec une grand idée et comment la petite action mène au grand changement grâce à un mécanisme au nom barbare, mais qui est très important, la quasi-décomposabilité. L’article est accessible ici.

Pourquoi il faut créer une science de l’artificiel

Nous vivons dans un monde très largement artificiel. Vous en avez certainement conscience en lisant cet article sur votre téléphone, votre tablette ou votre ordinateur, installé dans une chaise ou un fauteuil, dans une maison, un immeuble ou dans le train. Nous sommes entourés d’une myriade d’objets artificiels, des artefacts (du latin factum, faire, et ars, artis pour artificiel). Même des choses qui nous semblent naturelles sont artificielles: un champ de blé cultivé est artificiel, il n’existe pas à l’état de nature; les pommes et les tomates que nous mangeons sont artificielles, elles n’ont rien à voir avec ce que mangeaient nos ancêtres et même nos grands-parents il y a seulement quarante ans. Un paysan du Larzac ou un agriculteur bio eux-mêmes vivent dans un univers largement aussi artificiel qu’un céréalier de la Beauce. Tous les trois seraient des extra-terrestres pour nos ancêtres.

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