Archives de Catégorie: économie

Doctolib: L’hostilité à l’entreprise, une plaie française

Parmi les nombreuses plaies dont souffre notre pays, l’hostilité au monde de l’entreprise par la clérisie (le corps informel constitué des intellectuels, enseignants, artistes et journalistes qui définissent la pensée dominante) figure en bonne place. Cette hostilité prend des formes différentes et il a évolué au cours du temps, mais elle est l’une des sources de la faiblesse de notre économie. Deux articles du journal Libération à propos de l’entreprise Doctolib parus récemment l’illustrent parfaitement.

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Transformation: Une entreprise en croissance peut-elle rester elle-même?

Un des articles de foi du management est que passée la phase entrepreneuriale, vue comme créative et brouillonne, une entreprise en croissance doit se structurer et adopter les « bonnes pratiques » de gestion pour se conformer aux normes institutionnelles: management professionnel, structures, processus bien définis, méthodes établies, etc. En somme abandonner sa singularité. J’ai rencontré de nombreux dirigeants qui en sont convaincus, mais il existe heureusement quelques exceptions, des dirigeants qui résistent courageusement à ce modèle mental et qui n’ont en général pas à le regretter.

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[Best of] Mission et raison d’être, et si on avait tout faux sur l’entreprise et la société?

Pour la période estivale, je vous propose une sélection de mes articles les plus lus. Aujourd’hui, le thème est la mission et la raison d’être des organisations. Voilà un sujet où les idéologues s’en donnent à cœur-joie au détriment des entreprises qui se retrouvent dans des impasses. Voici quelques pistes pour en sortir.

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[Best of] Le véritable visage de l’entrepreneuriat

Pour la période estivale, je vous propose une sélection de mes articles les plus lus. Aujourd’hui, le thème est l’entrepreneuriat, qui continue d’être souvent caricaturé de multiples façons. Voici une série d’articles qui parlent de l’entrepreneuriat tel qu’il est, loin de ces caricatures et surtout loin des vision idéalistes et moralisantes très d’actualité.

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Hommage à un entrepreneur anonyme

Notre époque vénère les super-héros et les idéalistes. Il est temps de célébrer plutôt les héros normaux, qui construisent leur vie avec courage en étant ancrés dans la réalité. Portrait de l’un d’entre eux, entrepreneur, que j’ai bien connu.

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Création, technologie et entrepreneuriat: je t’aime moi non plus?

L’une des sources les plus importantes de blocage dans une organisation, et dans la société en général, est l’enfermement dans des catégorisations stériles. Dans mes expériences récentes, j’ai rencontré un tel découpage entre créatifs, technologues et entrepreneurs, vus comme représentant en gros, et de façon évidemment caricaturale, le monde des idées, celui des outils et celui de l’argent. Comme dans tout système de caste, chacun s’enferme dans une identité constituée en opposition aux autres en s’estimant supérieur, et ne travaille avec eux que contraint et forcé en essayant de garder sa pureté philosophique. Ces distinctions reposent sur des modèles mentaux, c’est-à-dire de croyances profondes, et sont contre-productives. C’est dommage, parce que les points communs sont beaucoup plus forts que les différences, et ce qui unit ces trois univers, c’est la notion de création.

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Grandes écoles et climat: La fabrique du conformisme?

Nos grandes écoles fabriquent-elles du conformisme? La question n’est pas nouvelle, mais elle m’est apparue avec une singulière acuité la semaine dernière après avoir reçu soixante candidats en oral d’admission. J’ai été frappé, à part quelques heureuses exceptions, de l’uniformité de leurs centres d’intérêt autour de la question climatique. Cette uniformité, soit qu’elle représente une simple façade pour les candidats, soit qu’elle soit sincère, pose un véritable risque économique et sociétal.

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Innovation: Le « capitalisme responsable », faux problème et vraie diversion

Le président Emmanuel Macron a récemment appelé de ses vœux le développement d’un capitalisme « responsable ». La critique du capitalisme est une sorte de passage obligé pour un homme politique en difficulté en France; elle est pratique parce qu’elle séduit sur un assez large spectre, de gauche à droite; on pourrait donc considérer cette déclaration comme un simple exercice de rhétorique sans grande importance, mais ce faisant on commettrait une erreur, car cette expression révèle beaucoup sur la grande difficulté de l’Europe, et surtout de la France, à établir un diagnostic pertinent sur leur déclin accéléré. En se trompant de diagnostic, on s’interdit de résoudre le problème; l’exercice s’avère donc dangereux.

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Éviction d’Emmanuel Faber, gouvernance et innovation: le court-termisme comme bouc émissaire

L’éviction du PDG de Danone, Emmanuel Faber, a fait couler beaucoup d’encre et chacun y est allé de son explication. Ce qu’on a beaucoup entendu est qu’elle marquait le triomphe du court-termisme financier sur la vision de long-terme et l’engagement sociétal. L’histoire serait celle d’un PDG engagé dans une démarche de changement du monde mis à bas par de sinistres financiers qui ne voient pas plus loin que le bout de leur lorgnette financière dans leur recherche de profit effrénée. Le bien contre le mal. Nous aimons les caricatures en France, mais celle-là a sans doute été poussée un peu loin. Emmanuel Faber a-t-il été victime du court-termisme financier? Loin s’en faut et, au-delà du cas Danone, la notion de court-termisme est un bouc émissaire certes pratique, mais qui masque la vraie question de la gouvernance et de l’innovation.

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Entreprise à mission: Emmanuel Faber, Milton Friedman, un partout balle au centre

Ainsi donc, le conseil d’administration de Danone a fini par écarter son PDG emblématique Emmanuel Faber, sur la sellette depuis plusieurs semaines en raison des mauvaises performances du groupe. Il y a à peine neuf mois, il lançait pourtant triomphalement « Vous avez déboulonné la statue de Milton Friedman » à ses actionnaires qui venaient de voter à 99,42 % pour la transformation de Danone en société à mission, une première pour une entreprise du CAC40. Le bon vieux Milton semble avoir pris sa revanche assez rapidement, et certains s’en réjouiront, mais l’affaire nous en apprend surtout sur les risques d’appuyer sa stratégie sur un mauvais modèle mental, en l’occurrence ici sur la dichotomie entre l’économique et le sociétal, et en prétendant faire passer le second avant le premier.

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