Les dangers d’une orientation client en situation de rupture: 1-L’ignorance des non-consommateurs

Aucun dogme n’est aussi fermement établi que l’impératif d’être « orienté client ». Après tout c’est évident: coller au plus près des besoins de nos clients est la garantie de maintenir notre avantage concurrentiel. Pourtant, en situation de rupture, une trop grande attention aux besoins exprimés des clients peut entraîner deux effets induits non souhaités. Dans cette première partie, nous regardons le premier, qui consiste à ignorer les clients intéressés par la rupture.

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Le 12 novembre, 3e édition de mon MOOC: « Effectuation: L’entrepreneuriat pour tous »

La 3e édition de mon MOOC (cours en ligne gratuit) consacré à la création d’entreprise, et plus particulièrement à l’effectuation, démarrera le 12 novembre.

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Performance technique, facilité d’utilisation et prix: l’évolution des critères de performance d’un nouveau marché

J’ai évoqué dans un article précédent la tendance naturelle pour une entreprise de satisfaire ses clients les plus exigeants et le sur-service qui en résultait pour ses clients moyens, ouvrant ainsi la voie à une rupture par le bas. Revenons sur la dynamique qui se produit lorsque des clients sont sur-servis sur un marché.

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La source du dilemme de l’innovateur ou la tragédie du modèle d’affaire: 7 – L’asymétrie de motivation

Ce billet est le septième d’une série sur l’innovation de rupture et le modèle d’affaire.

Le management comme l’entrepreneuriat enseignent souvent que l’attractivité d’une opportunité est une donnée objective: une opportunité est attractive ou pas, et ce pour tout le monde. Rien n’est plus faux, et les conséquences de cette conception erronée de la nature d’une opportunité se font particulièrement sentir dans le contexte d’une rupture.

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La source du dilemme de l’innovateur ou la tragédie du modèle d’affaire: 6 – Le bourrage

Ce billet est le quatrième d’une série sur l’innovation de rupture et le modèle d’affaire.

Contrairement à ce qu’on pense souvent, les entreprises confrontées à une rupture de leur environnement échouent rarement parce qu’elles ont ignoré cette dernière. Elles échouent parce qu’elles ne sont pas capables d’y répondre et d’en tirer parti. Une erreur typique consiste à adopter l’innovation de rupture et à l’utiliser pour renforcer son modèle d’affaire existant plutôt d’en créer un nouveau, un phénomène qualifié de bourrage (cramming) organisationnel.

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L’innovation est un processus social d’intéressement: L’exemple des kits photoélectriques pour l’Afrique

Malgré des dizaines, voire des centaines d’ouvrages sur la question, la nature de l’innovation reste profondément méconnue. On l’associe la plupart du temps à la créativité et on imagine que l’innovation consiste à inventer quelque chose et à le diffuser vers les utilisateurs. Rien n’est plus faux, regardons ce qu’il en est au travers d’un exemple édifiant, celui des kits photoélectriques pour l’Afrique.

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200 ans après, le malthusianisme a toujours tort: Vers une société d’abondance durable

Dans une conférence récente à l’Institut de l’Entreprise, Jean-Paul Delevoye prévenait: nous passons d’une société de l’abondance à une société de la rareté. M. Delevoye est président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). Le CESE est un truc que notre république aime beaucoup: assez inutile mais pratique pour recaser plein de copains qui n’ont plus de job et qui donne son avis sur tout. Le propos est donc important, et il n’est pas tenu par n’importe qui. Et c’est d’autant plus important que c’est totalement faux.

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