La révolution entrepreneuriale qui vient

À lire la presse et la blogosphère ces dernières semaines, il est difficile de ne pas être saisi par l’impression de délitement qui prévaut dans notre pays. On peut débattre à l’infini sur le fait que la presse n’est pas le reflet du pays réel, mais il est difficile de nier que nous sommes au bord du gouffre financier et que notre classe politique, et plus généralement notre élite, est totalement désemparée face aux défis auxquels nous devons faire face. Nous nous retrouvons dans ces périodes que notre pays semble malheureusement connaître souvent, face à une étrange défaite qu’a si bien décrite Marc Bloch, une défaite intellectuelle qui nous empêche d’énoncer clairement le problème et de l’admettre, et qui nous fait renoncer même à nous battre.

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Evaluer le potentiel de rupture d’une nouvelle technologie: Les courbes de valeur

Lorsqu’on est confronté à une nouvelle technologie, il est important de pouvoir en évaluer le potentiel de rupture. C’est bien-sûr loin d’être évident. Très souvent, après un bref enthousiasme initial, la nouvelle technologie est rejetée et sous-estimée. Regardons pourquoi.

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Sortie de mon nouvel ouvrage: La tragédie du modèle d’affaire ou le défi de l’innovation de rupture

Tragedie-couverture-v2-40pcMon nouvel ouvrage, "La tragédie du modèle d’affaire ou le défi de l’innovation de rupture" est disponible aujourd’hui. Il est téléchargeable gratuitement sous forme d’ebook ici. Lire la suite

Institutions ou valeurs? Comment expliquer le décollage économique de l’Europe à partir du XVIIIème siècle

La question de savoir ce qui a permis de décollage économique commencé en Europe à la fin du XVIIIème siècle n’en finit pas d’occuper les historiens et les économistes. Elle n’a pas qu’un intérêt académique car au-delà, elle renvoie aux causes permettant le développement d’innovations. Regardons les termes du débat.

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Lectures d’été: best of de mes articles en innovation et entrepreneuriat

Voici pour vos lectures d’été une sélection de mes articles sur l’innovation et l’entrepreneuriat parus depuis le début de l’année…

L’article le plus lu du blog depuis sa création:

Pour mémoire, voici le best of de l’année 2013. Bon été!

Innovation de rupture: Le mauvais procès fait à la théorie de Clayton Christensen

Rien de tel qu’une bonne controverse dans le monde universitaire. La plupart d’entre-elles n’ont aucun intérêt pratique – on se souvient que la querelle sur le sexe des anges. Mais ce n’est pas le cas de toutes, et la remise en cause de la théorie de l’innovation de rupture proposée par le chercheur Clayton Christensen, professeur à Harvard et spécialiste de l’innovation que je cite régulièrement sur ce blog, en fait partie. Rappelons ce qu’est la théorie, examinons les reproches et montrons que si la théorie a des limites, ces reproches ne sont pas fondés.

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L’innovation de rupture par le bas: Quand fonctionne-t-elle ou pas?

La théorie de la rupture proposée par le chercheur Clayton Christensen énonce que sur un marché, un acteur a tendance à servir ses clients les plus exigeants, car les plus rentables, ce qui le pousse inéluctablement vers le haut de gamme. Ce faisant, il développe une structure de coût croissante et néglige l’entrée de gamme, qui cesse progressivement d’être attractif pour lui. Inéluctablement, cette entrée de gamme est investie par un nouvel entrant qui, venant du bas, trouve lui ce segment attractif. L’acteur initial est donc expulsé de ce segment, souvent à son grand soulagement. Le problème c’est que le nouvel entrant subit la même attraction pour le segment supérieur, et commence lui aussi à monter, poussant à nouveau l’acteur initial vers le haut. Au bout d’un moment, celui-ci se trouve coincé tout en haut et ne bénéficie plus d’effets d’échelle, ce qui se termine souvent en catastrophe économique. C’est notamment ce qui est arrivé à General Motors qui a entamé sa fuite vers le haut dans les années 60 et a terminé en dépôt de bilan en 2008. Mais ce mécanisme ne fonctionne pas toujours. Regardons pourquoi.

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